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Jean-Pierre Dupuy

1h
À retrouver dans l'émission

Ses anciens camarades du Corps des Mines sont de très hauts fonctionnaires qui occupent des postes importants dans l'industrie nucléaire, ils sont aussi des dirigeants de Saint-Gobain, Rhone Poulenc, Vivendi, ou Lafarge. Sa carrière à lui n'est pas si linéaire. Elle est faite de bifurcations, de rencontres, de retournements. Il n'était pas prédestiné à devenir philosophe. Il n'a pas désiré se mouler dans l'habit du technocrate. Polytechnicien, ingénieur des Mines donc, il a d'abord travaillé quatre ans au ministère de l'Industrie comme adjoint au chef du service du gaz avant d'être nommé chargé de mission à la direction de la prévision du ministère de l'Economie, et de se lancer dans l'écriture. Il commence par se passionner pour la médecine, l'histoire des maladies, de la santé, et les effets désastreux de la médicalisation de l'existence. De 1968 à 1974, il est déjà un chercheur atypique. Il crée avec Philippe d'Iribarne le CEREBE, un centre de recherche sur le bien être qui s'en prend avec rudesse à la société de consommation et à l'idéologie de la santé parfaite. En 1974, d'ailleurs, « L'invasion pharmaceutique », écrit en collaboration avec Serge Karsenty, consacré à la relation médecin-malade faisait un tabac dans les librairies et dans les comités d'entreprise. Jean Marie Domenach de son côté alors directeur de la revue Esprit militait avec ardeur à la diffusion de la pensée d'Ivan Ilich. C'est ce dernier qui favorisa la rencontre à Cuernavaca au Mexique durant l'été 1975 entre l'auteur de la Némésis médicale et le mystérieux (pour l'instant) co-auteur de « L'invasion pharmaceutique ». Ce fut sa première bifurcation. Il y en aura d'autres. Beaucoup d'autres qui s'appellent par exemple Heinz Von Foerster, un penseur influent de la cybernétique, René Girard, Henri Atlan... Cet ingénieur devenu chercheur n'aime pas se définir comme un intellectuel. Il ne cesse pourtant d'intervenir sur des sujets politiques, pardon, métaphysique, des problèmes qui concernent le destin de l'humanité, tel le nucléaire, les nanotechnologies, le climat... Vous avez peut être reconnu l'impétrant. Il se nomme Jean-Pierre Dupuy. Trente cinq ans après L'invasion pharmaceutique il publie « La marque du sacré » où il résume son itinéraire. Sa passion est intacte, ses convictions fièvreuses. Nous l'avons invité pour parler de ses combats...

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