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La santé mentale 3 : la mort de la clinique et l'avenir de la psychiatrie

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La philosophie de la médécine est ancienne. Hippocrate en a jeté les premiers fondements au IV siècle avant notre ère. Disons que lui et son école furent les premiers à s'interroger sur la finalité de l'art médical, donc de la guérison. Et il est vrai que c'est dans la pure tradition hippocratique qu'au XIX siècle des penseurs comme Auguste Comte et des cliniciens comme François Broussais se passionnèrent pour la compréhension de la maladie , voire pour la philosophie. Mais la philosophie de la maladie, c'est à dire celle de sa compréhension, ce fut surtout une lutte entre différentes écoles. La première , l'école de physiologie allemande, se rencontrait avec les travaux de françois magendie et de Claude Bernard, en France. Elle réclamait, parallèllement à l'hôpital et aux fonctions qu'il remplissait, la création de laboratoires ou d'instituts attachés aux sciences dites fondamentales. La seconde, l'école des grands cliniciens, de René Laennec à Xavier Bichat, voulait surtout apprendre à lire les corps malades, à en déchiffrer l'histoire sans mettre en cause l'importance de la scientificité. Avec la clinique, selon Michel Foucault, la pathologie met un terme aux entités et aux essences au profit des repérages. Elle met à plat le corps du malade afin de localiser et de spécialiser les affections. Comment passe-t-on alors de la clinique généraliste à la clinique psychiatrique ? Qu'est-ce que la clinique en psychiatrie et en psychanalyse ? La clinique serait-elle menacée aujourd'hui au profit de l'approche médicamenteuse ? Quel avenir pour la psychaitrie au regard de cette mort annoncée de la clinique ? Voir la bibliographie du 3 avril

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