LE DIRECT

Raconter la guerre : comment le métier de grand reporter a-t-il évolué ?

19 min
À retrouver dans l'émission

A l’occasion du 25ème Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre, nous revenons sur la périlleuse, mais si essentielle, mission des grands reporters.

Chaque année, le temps d’une semaine, une fenêtre est ouverte à Bayeux sur l’actualité internationale via des expositions, des soirées thématiques, des projections, un salon du livre et la remise d’un prix prestigieux qui vient récompenser, comme le disent les organisateurs, « ces journalistes qui travaillent dans des conditions périlleuses pour nous permettre d’accéder à une information libre » : c’est le fameux « prix Bayeux Calvados Normandie des correspondants de guerre » et qui sera remis ce soir.

C’est aussi l’occasion pour le public de venir écouter les 350 journalistes du monde entier parler de leur travail, de ses transformations et des conditions dans lesquelles ils l’exercent. Pour cette 25ème édition, une grande exposition retrace d’ailleurs l’évolution de la profession depuis l’expédition de Crimée jusqu'au conflit en Syrie. Comment raconter la guerre ? Qu’est-ce qu’être correspondant de guerre ?

Olivier Weber :

On est avant tout journalistes. On aime le témoignage, les gens. C’est le goût de rapporter des faits. C’est l’amour du métier. Parfois même on anticipe une guerre. Le danger fait partie du jeu mais nous ne sommes pas des va-t-en guerre. (…) La neutralité n’existe pas. On n’est pas neutre. On ne tue presque plus de militaires, la majorité des victimes sont des civils. Les reporters voient sur la ligne de fronts les civils parfois même avant l’arrivée des aides humanitaires. On veut témoigner et dénoncer. On a parfois ce sentiment d’injustice.

Adrien Jaulmes : 

C’est un métier curieux qui n’existe pas. C’est le fait de raconter ce qui se passe dans un contexte de guerre. (…) c’est le regard de la société qui a changé surtout, le regard porté sur les civils. Malgré l’évolution des moyens de communications, les journalistes servent à raconter des choses en allant sur le terrain, on ne peut pas traiter de la guerre en Syrie on écoutant la propagande de Bachar Al Assad ou et des rebelles qui se battent en face de lui. Il faut des reporters. (…) On a toujours tendance à croire que les faits récents sont plus dangereux que les guerres précédentes. Oui, les journalistes sont des cibles parfois, mais pas que.

Bibliographie

c

Le monde en 2035 vu par la CIADes Equateurs, 2017

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
Production déléguée
À venir dans ... secondes ...par......