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L'écrivaine Amélie Nothomb

Amélie Nothomb, grande tragédienne

28 min
À retrouver dans l'émission

Pour sa vingt-sixième rentrée littéraire, l'écrivaine belge Amélie Nothomb vient présenter son nouveau roman, "Les prénoms épicènes" (Albin Michel). Au cœur du roman, des personnages au prénom épicène, c'est-à-dire masculin et féminin, se confrontent dans une intrigue faite de vengeance amoureuse.

L'écrivaine Amélie Nothomb
L'écrivaine Amélie Nothomb Crédits : Franck Fife - AFP

Amélie Nothomb, une écrivaine à la rentrée des classes

Étudiée dans les programmes scolaires du secondaire, Amélie Nothomb est restée elle-même studieuse. Ce ne sont pas moins de quatre heures que l'écrivaine consacre chaque matin à l'écriture. Son but ? Se "réapproprier le langage" selon ses mots. S'étant lancée à quinze ans dans une aventure littéraire, celle de la traduction de l'Illiade, Amélie Nothomb réaffirme encore une fois son intérêt pour la tragédie dans son dernier roman, Les prénoms épicènes qui paraît chez Albin Michel. 

Thèmes chers aux auteurs de la littérature classique, la colère et la vengeance au sein de la famille constituent également le fil conducteur de ce roman sur le déchirement. La vengeance, une alternative à défaut d'une justice ? Amélie Nothomb nous donne son point de vue : "Je ne sais pas si la vengeance est juste, mais ce qui est certain c'est que de toute façon c'est une erreur". Le roman propose également une réponse à découvrir sous la plume d'une romancière dont l’esthétique tragique se manifeste dans la peinture de la complexité des relations familiales.

Autodidacte de l’écriture, pour moi c’est un pléonasme. Je prétends qu’on ne peut pas apprendre à écrire. […] J’avoue mon scepticisme profond devant tous ces cours de story-telling. […] Je ne conçois pas qu’on puisse apprendre à écrire autrement que seul. 

Parler, c’est beaucoup plus difficile qu’écrire, non qu’écrire soit facile, mais au moins quand on écrit, on peut avoir l’illusion d’une certaine maîtrise – quand on parle, pas du tout.

Chaque matin, quand je me mets à écrire [...] il s’agit de me réapproprier le langage. Le problème du langage, c’est qu’on le galvaude tellement tous les jours [...]  qu’on aboutit à une déperdition de sens et de maîtrise qui coupe les ailes de tout locuteur.

Je me suis toujours demandé comment j’avais pu survivre à mon adolescence. […] L’amour de la littérature et la pratique intense de la lecture […] m’a certainement permis de rester en vie.

Bibliographie

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