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Amos Gitaï au Collège de France le 11 septembre 2018

Amos Gitaï, ceux qui l’aiment prendront le tram

28 min
À retrouver dans l'émission

Rendez-vous avec le cinéaste israélien Amos Gitaï, pour la sortie de son nouveau film "Un tramway à Jérusalem", en salles mercredi 24 avril 2019, et la parution de sa leçon inaugurale au Collège de France "La caméra est une sorte de fétiche : Filmer au Moyen-Orient" (Fayard, avril 2019)

Amos Gitaï au Collège de France le 11 septembre 2018
Amos Gitaï au Collège de France le 11 septembre 2018 Crédits : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT - AFP

Quelque chose comme 40 ans de cinéma et 90 films, régulièrement en sélection, de Cannes à la Mostra, et sujet de rétrospectives du Centre Pompidou à Paris au Moma de New-York. En immersion dans son temps, Amos Gitaï avance en équilibriste sur les frontières du Moyen-Orient. Depuis House (1980) et Journal de campagne (1982), il conjugue témoignages et recherche formelle. C'est un cinéaste de l’exil, avec la trilogie du Golem, des frontières, de Free Zone (2005) à Terre promise (2004), des villes, avec Devarim (1996), Yom Yom (1999) et Kadosh (1999), et de la Mémoire, de Tsili (2014) au Dernier Jour d’Yitzhak Rabin (2015).

En 2017, à Cannes, il nous avait laissés A l’Ouest du Jourdain. Il nous revient par la fiction avec Un Tramway à Jérusalem.

Amos Gitaï met en scène un tramway, qui traverse Jérusalem d'est en ouest, où toutes les langues se mélangent et les histoires se croisent. On y parle politique, religion, mais aussi amour et séparation.  A travers la représentation de cette ville dans toute sa diversité, le cinéaste dresse un portrait de la société israélienne d'aujourd'hui : 

C’est une ville qui a toujours été divisée, mais cette division contribue à sa richesse. La ville de Jérusalem mérite un film qui va parler de cette polyphonie. (Amos Gitaï)

Dans le texte de sa leçon inaugurale au Collège de France, qui paraît chez Fayard (avril 2019), Amos Gitaï, qui s'est à plusieurs reprises montré critique envers le gouvernement israélien, revient aussi sur l'engagement politique de ses films. 

Je pense qu’il faut aimer et critiquer sa patrie. Ce n’est pas forcément contradictoire. (Amos Gitaï)

Amos Gitaï y donne plus généralement sa conception du cinéma, qui ne consiste pas en un travail uniquement esthétique :

Le cinéma, comme l’architecture et les autres arts, n’est pas seulement un exercice formel. Il faut aussi parler des idées. (Amos Gitaï)

Extraits sonores :

  • Bande-annonce d'Un Tramway à Jérusalem
  • Extrait d'Un Tramway à Jérusalem
  • Albert Camus le 13 novembre 1958 lors d'une conférence donnée devant l'association "L'Algérienne" 
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