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Boris LOJKINE et Wim WENDERS

30 min
À retrouver dans l'émission

Semaine spéciale CANNES : Suite de la semaine cannoise de La Grande Table : Caroline Broué reçoit Boris Lojkine , réalisateur de Hope , un film présenté dans le cadre de la Semaine de la critique, et Wim Wenders réalisateur de The Salt of the Earth (catégorie Un certain regard).

Boris Lojkine et Wim Wenders
Boris Lojkine et Wim Wenders Crédits : RB - Radio France

Hope nous raconte depuis l'intérieur le monde de la migration, en suivant le destin et l'amour naissant de deux émigrés, une Nigériane et un Camerounais. C'est le premier film de fiction de Boris Lojkine, qu'on connaît notamment pour son documentaire Les Ames errantes (2005).

Ce n'est pas un film sentimental, mais un film d'amour. Les personnages s'oublient eux-mêmes pour se dédier à l'aventure de la migration. Il n'y a pas de place là pour les sentiments, le sentimentalisme.

Les migrants africains sont vus en Europe comme un bloc. "Migrants africains", ça ne veut rien dire. Et, quand on regarde ce monde de l'intérieur, on voit que c'est un monde différencié et très organisé.

Hope

Le film de Wim Wenders , quant à lui, retrace la vie et le travail du photographe Sebastião Salgado . Par les regards croisés de son fils, Juliano, qui l’a accompagné dans ses derniers périples et de Wim Wenders, lui-même photographe, nous nous plongeons dans l'oeuvre de ce grand photographe voyageur et l'observons lui-même à l'oeuvre, en train de créer.

Je connaissais sa photo depuis 20 ans. Je voulais vraiment le rencontrer. On est devenu amis. Il m'a alors demandé si je pouvais faire un film à partir de ses photos. J'ai accepté, à condition de présenter aussi son parcours et le contexte de ses photographies, leurs histoires.

Il a cessé son travail de photographe, après avoir vu les horreurs du Rwanda. Il disait qu'il avait perdu foi en l'humanité. Ce qui l'a sauvé, c'est la nature, la beauté de la terre, qu'il a alors photographiée.

On a pu reprocher une certaine esthétisation de la misère à Sebastião Salgado : "Quand on fait un documentaire et qu'on filme des gens qui sont dans une terrible condition, si on aime ces gens, on va essayer de leur donner une dignité, une beauté. et c'est ce queSebastião a essayé de faire.

The Salt of the Earth

Poursuivez ici votre écoute de La Grande Table avec Naomi KAWASEet Pascale FERRAN & Anaïs DEMOUSTIER.

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