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Alexander Calder en 1957

Calder-Picasso, l'art du vide

27 min
À retrouver dans l'émission

Le Musée Picasso à Paris met en miroir les œuvres de Calder et de Picasso dans une exposition qui leur est consacrée jusqu’au 25 août 2019, autour de l'exploration du vide. Emilie Bouvard, conservatrice au musée et Etienne Klein, physicien, nous parlent donc du vide en art dans cette Grande Table.

Alexander Calder en 1957
Alexander Calder en 1957 Crédits : Walter Sanders/The LIFE Picture Collection - Getty

Deux figures libres de l’art moderne... Alexander Calder et Pablo Picasso se confrontent au vide. Calder est d'ailleurs passé par une école d’ingénierie mécanique dans le New Jersey, avant ses études d’Art à New York. L'occasion d'un retour sur les définitions du vide, en physique comme en art. 

Le vide, c’est ce qui reste quand on a tout enlevé, sauf le vide… Il faut définir ce qui existe, et après faire un travail d’épuration.

En peinture, l’arrivée de l’abstraction pose la question du vide. Une figure, dans quoi elle se meut ? Pour une conscience classique, le monde est fait de chose. Alors qu’une abstraction, on ne sait pas très bien dans quoi elle est. Elle implique une vibration une absence de matière autour d’elle qui est une sensation du vide. 

En dessin, on parle de réserve pour désigner les parties de la page qui ne sont pas dessinées. Beaucoup de dessinateurs ont travaillé sur les réserves.

Les deux artistes n'ont tissé que peu de liens directs. De leur vivant, ils ne se seraient rencontrés que quatre fois, dont une première en 1931 lors du vernissage de l’exposition « Volumes-Vecteurs-Densités» de Calder. Deux des œuvres exposées alors Croisière et Sphérique I, sont en ce moment au Musée Picasso. Emilie Bouvard et Etienne Klein reviennent sur l'exposition des dessins dans l'espace, sculptures en fil de fer et mobiles exposés.

Dessiner dans l’espace, c’est une expression tautologique. On ne peut pas supprimer l’espace. Mais on peut donner, par le dessin, l’impression de sa suppression.

On a enlevé les lustres Giacometti pour accrocher les mobiles de Calder au plafond. Ça transforme l'Hôtel salé. C’est un jeu avec le spectateur, mais aussi avec l’espace de la pièce : le mobile entraîne vers le contraire de l’architecture traditionnelle.

Extraits sonores : 

  • Archive Yves Klein - D'abord il n'y a rien
  • Laurent le Bon à propos de l'exposition Vide à Pompidou / Masterclass de Laurent le Bon France Culture 23/02/2018
Intervenants
  • Historienne de l'art et conservatrice du patrimoine, co-autrice de Picasso-Méditerranée (In Fine Editions d'Art) et de Picasso.mania (RMN).
  • physicien, producteur de Sciences en question sur France Culture
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
Production déléguée
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