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Comment s'est constitué l'itinéraire intellectuel d'Hannah Arendt ?

27 min
À retrouver dans l'émission

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A partir du livre de Günther Anders, La Bataille de cerises. Dialogues avec Hannah Arendt , (Bibliothèque Rivages, 2013) et du film « Hannah Arendt » de la réalisatrice Margarethe Von Trotta (sortie en salles le 24/04).

Avec :

Geneviève BRISAC

*Marc WEITZMANN *

Myriam MARZOUKI

Geneviève Brisac : « Il faut revenir sur la biographie de Hannah Arendt. Elle est née en Allemagne à Hanovre le 14 octobre 1906. Sa mère […] est une militante syndicale et politique. […] Elle l’emmène manifester et elle dit à sa fille : « Tu vis un moment historique. » […] Or, les moments historiques ne vont plus jamais cesser, pour le meilleur et pour le pire. Comme tout le monde le sait, elle fait des études de philo, elle devient élève d’Heidegger. […] Et elle s’implique beaucoup dans la vie de Berlin des années 20, avec des amis comme Benjamin, Brecht, etc. […] Et puis, en 1929, elle épouse Günther Stern qui est le cousin germain de Benjamin. […] Elle commence sa thèse. […] Et dans le livre « La Bataille de cerises », c’est un dialogue entre Hannah Arendt et Günther Stern. »

Myriam Marzouki : « Voir le film et lire le livre en même temps est intéressant. […] Cela offre une continuité biographique et historique. […] Le film se concentre sur un épisode très précis de la vie d’Arendt (ce n’est pas un biopic) : son engagement à la fois intellectuel et public (le procès Eichmann puis la polémique qui s’en est suivi). C’est intéressant de voir comment on passe de cette Hannah Arendt journaliste, polémiste, théoricienne […] à une jeune femme brillante, encore complètement imprégnée d’une tradition philosophique puis qu’elle va digérer et dont elle va s’écarter. […] Au départ, elle est très peu politisée […] et c’est très fascinant de voir comment une structure conceptuelle se met en place et se construit dans la contingence de l’histoire. »

Marc Weitzmann : « Margarethe Von Trotta a fait des films très intéressants, très politiques, comme « Les années de plomb ». […] La question de fond qui est abordée dans le film « Hannah Arendt » est celle du procès et donc de la formation du concept de la banalité du mal. […] Or, le vrai concept de mal extrême, c’est la négation de la subjectivité par l’individu lui-même […] : l’individu refuse de penser par lui-même, refuse sa subjectivité. »

*Sons diffusés : *

  • Extrait de l’entretien d’Hannah Arendt avec Günter Gaus, 1964

Pour poursuivre la discussion, retrouvez ci-dessous les principaux documents et ouvrages évoqués dans l’émission, ou rendez-vous sur la page Facebook et le compte Twitter de La Grande Table.

Pour accéder à la deuxième partie de La Grande Table du * *23.04.2013 * intitulée « Entretien avec John Irving », cliquez ici.*

> Retrouvez toute cette semaine la série de 5 « A voix nue » de Margarethe von Trotta, réalisatrice du film « Hannah Arendt ».

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