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Daniel BARENBOIM 1/2

29 min
À retrouver dans l'émission

EMISSION SPECIALE AVEC DANIEL BARENBOIM :
Les deux parties de La Grande Table aujourd'hui vous proposent un entretien au long cours avec le grand pianiste et chef d'orchestre Daniel Barenboim. Cet homme aux quatre nationalités (argentine, israélienne, espagnole et possédant un passeport palestinien) considère la musique comme un langage, comme un tout , comme l’indique le titre de son dernier livre, paru chez Fayard en avril 2014.

Directeur artistique de la Scala de Milan, il a dirigé tout au long de sa carrière les plus grands ensembles, comme l’Orchestre de Paris ou l’Orchestre philarmonique de Chicago.

L'occasion de cet entretien : deux concerts les 2 et 3 à la salle Pleyel avec la Staatskapelle de Berlin qu'il dirige depuis 1992, et à la tête de laquelle il a été nommé en 2000 "chef à vie".

En 2015, retrouvez Daniel Barenboim à la Philharmonie de Paris pour un cycle des sonates pour piano de Franz Schubert. Ne manquez pas aussi le concert exceptionnel réunissant Martha Argerich , Daniel Barenboim et la Staatskapelle Berlin.

Son rapport à Mozart :

C’est la simplicité de Mozart qui est capitale et qui est en même temps très difficile à retrouver quand on est adulte. C’est une musique horriblement transparente. Il y a toujours une idée ou une émotion et simultanément son contraire ou du moins son commentaire. La musique chez Mozart rit en pleurant et pleure en riant.

Les opéras, que Daniel Barenboim ne dirige que rarement :

L’opéra, c’est quelque chose d’impossible : comment voulez-vous avoir un accord total à tous les niveaux : un chef, des chanteurs, un orchestre, les costumes, les décors, la lumière… C’est très rare, mais quand ça arrive, c’est un moment unique.

"La musique est un tout" de Daniel Barenboïm
"La musique est un tout" de Daniel Barenboïm

La direction d’orchestre :

Le rôle d’un chef d’orchestre, surtout aujourd’hui où les orchestres sont d’un niveau technique très élevé, c’est de faire que 100 musiciens puissent penser exactement la même chose sur la phrase qu’on est en train de jouer. Tout l’orchestre doit respirer de la même façon. Le chef est le poumon de l’orchestre.

Je cherche à donner une structure à l’émotion et à remplir la structure de l’œuvre avec de l’émotion.

La musique a quelque chose à faire avec l’âme, la condition humaine. Les grands compositeurs ne sont pas juste des maîtres de l’harmonie, ils ont aussi quelque chose à dire.

Le poids du son, la manière dont on le fait naître puis mourir dans le silence, c’est quelque chose de calculable. Le chef d’orchestre ne doit pas être seulement dans l’intuition.

Piano vs direction :

Pour moi, c’est le même métier. En tant que chef, je suis impuissant face aux musiciens, mais cela m’a permis de mieux m’écouter moi-même pour mon travail de pianiste. L’instrument m’a apporté le contact physique avec le son. Si je devais choisir, je ne quitterai jamais le piano. Le plaisir sensuel de créer le son est peut-être la joie la plus grande qu’un musicien peut avoir.

Sons diffusés :

  • Symphonie n°40 en sol mineur de Mozart - direction Daniel Barenboim avec le Philarmonique de Vienne

  • Quatrième concerto de Beethoven – Daniel Barenboim au piano, Otto Klemperer à la direction

  • Edward Elgar, "Symphony n)2 en mi majeur, opus 63, Rondo presto - direction : Daniel Barenboim

Le mixage de l'émission était assuré par Clément Daté .

Poursuivez votre écoute toujours avec Daniel Barenboim en cliquant ici.

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