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Edouard Manet. Bar aux Folies-Bergère. 1882

Dans le salon des Courtauld

26 min
À retrouver dans l'émission

La Grande Table s'invite dans le salon des Courtauld... Leur collection est exposée en ce moment à la Fondation Louis Vuitton à Paris, jusqu'au 17 juin. Pour en parler, Karen Serres, historienne d'art et conservatrice à la Courtauld Gallery de Londres, commissaire de l’exposition.

Edouard Manet. Bar aux Folies-Bergère. 1882
Edouard Manet. Bar aux Folies-Bergère. 1882 Crédits : The Samuel Courtauld Trust

Poussons la porte du salon d’Elisabeth et Samuel Courtaud... Lorsque ce couple de grands industriels Anglais du début XXème recevaient chez eux pour de somptueuses réceptions, les invités pouvaient apercevoir de part et d’autre de la cheminée des Gauguin, des Manet, et des Cézanne. En plus de leur œil avisé, ils avaient à cœur, avec leur fondation, d’ouvrir les portes de l’art au plus grand nombre. 

Autre époque, autre fondation : la collection Courtauld est en ce moment à la Fondation Louis Vuitton à Paris : "La Collection Courtauld. Le parti de l'impressionnisme". 

Aux soirées des Courtauld... 

Cela se passait dans une maison londonienne du XVIIIe. Tout était moulures et fresques…  (…)  Les invités en étaient choqués de voir des œuvres impressionnistes accrochées au milieu d’artistes du XVIIIe siècle.

Ces acquisitions sont en effet audacieuses pour l’époque, où l’Angleterre est hostile au mouvement impressionniste. Comment les Courtauld en sont-ils venus à s'intéresser, à aimer les impressionnistes ?  

C’est Elisabeth, un jour, qui entre dans une galerie à Londres et se retrouve face à un Renoir. Elle l’achète, et envoie son mari dans cette galerie. Ils y prennent goût petit à petit.

En achetant ces œuvres, les Courtauld pensaient d’abord à eux : ils vivaient avec ces œuvres au jour le jour. (...) Ils avaient un œil incroyable et un goût très sûr. C’est avant tout l'émotion que procure l’œuvre qui dictait leurs choix.

Au-delà de la collection privée, les Courtauld ont donné une très forte somme à la National Gallery de Londres pour qu’ils achètent des tableaux impressionnistes. C’est un acte militant assez fort : ils imposaient presque cet art à l’establishment britannique.

Les acquisitions étaient pour eux vraiment une façon de s’éduquer sur ce mouvement. Ils achetaient ce qui leur parlait. Mais en montant l’exposition on s’est rendus compte que c’est incroyable ce qu’ils ont pu faire en très peu de temps : une histoire de l’impressionnisme, depuis ses débuts avec Manet, jusqu’à Gauguin et Seurat. Ce n’était pas réfléchi de leur part, mais en très peu de temps, ils ont fait une histoire de l’impressionnisme dans leur salon.

Extraits sonores : 

  • mix, Schnabel / Chopin - Etude en fa mineur op 25 n°2 Les abeilles
  • Archive René Huyghe / 1961 / comment regarder la peinture 
Intervenants
  • Historienne d'art et conservatrice à la Courtauld Gallery de Londres
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
Production déléguée
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