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28 min
À retrouver dans l'émission

A l'occasion des 75 ans de Spirou. On peut noter l'ouvrage de Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault, La véritable Histoire de Spirou, (Ed. Dupuis, 2013).

Avec : Pascal ORY Philippe DUPUY JUL
Pascal ORY : « Le catholicisme social c’est aussi Tintin, c’est toute la Belgique. Je maintiens que c’est Franquin qui a fait basculer le personnage, le quotidien, en inventant des personnages (comme le Marsupilami) et en insufflant une nervosité du trait et une ambiance générale, un style « atome », toute une ambiance un peu Trente Glorieuses.

[…] On peut comprendre le statut de la Belgique : en 44-45 c’est un peu la plage de débarquement de la civilisation américaine. La première usine d’embouteillage en Europe de Coca Cola est en Belgique, c’est la première ouverture sur le Grand Ouest. La Belgique est un pays du surplus américain de l’époque. Les Etats-Unis débarquent en Europe par Anvers.

[…] Spirou continue à aspirer comme une éponge l’air du temps. C’est resté un magazine pour adolescent alors que Pilote est mort, vieillissant avec ses lecteurs. »

JUL : « J’ai été nourri, addicte du journal de Spirou. Spirou et Tintin sont deux monuments de la BD belge. La société des enfants a été divisée en deux blocs (Tintin et Spirou) avec deux sous-blocs (Mickey et Pif). Tintin était plutôt la BD conservatrice et Spirou le personnage de gauche. Sur le rapport aux colonies, au féminisme Spirou est tellement plus progressiste chez Spirou que Tintin.

[…] Il y a un problème de culture de masse lorsque le personnage va tomber dans le domaine public, on ressent une crispation. Spirou a anticipé ça, il est à tout le monde. Il n’est pas dans le business du copyright.

[…] L’épure du trait de Tintin facilite son exportation à l’étranger. Tintin est une sorte de Hello Kitty belge, il n’a pas de bouche, comme elle. Hello Kitty n’a pas de bouche et vous savez pourquoi ? Parce qu’elle parle avec son cœur… »

Philippe DUPUY : « Je l’ai découvert sur le tard. Pratiquement tout le monde a été biberonné à Spirou et Tintin. Moi je suis passé directement de Mickey à Pilote. Je suis entré dans Spirou grâce à la vigueur du trait.

[…] Graphiquement il ne reste pas forcément grand-chose, en revanche, ce qui est intéressant c’est sur la reprise d’un personnage, ce sont les seuls à fonctionner comme ça. Le mot d’ordre c’est : ‘’on ne peut pas faire n’importe quoi, mais on peut être soi-même et prendre des libertés .’’ »

Sons diffusés :

  • Extraits du documentaire « Spirou, l’aventure humoristique » de Pascal Forneri (diffusé le 2 février sur Arte).

  • Ivan Delporte dans Mauvais genres du 28/04/1998.

  • André Franquin dans Les Nuits magnétiques , 10/12/1980.

  • Les Parisiennes – « Mickey, Tintin et Spirou ».

Pour poursuivre la discussion, retrouvez ci-dessous les principaux documents et ouvrages évoqués dans l’émission, ou rendez-vous sur la page Facebook et le compte Twitter de La Grande Table.

Pour accéder à la deuxième partie de La Grande Table du 19/02/2013 intitulée « Grand entretien avec Michel Fau », cliquez ici.

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