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Photo de la saison 8 de "Game of Thrones"

Game of Thrones : la fin justifie les moyens

26 min
À retrouver dans l'émission

Alors que la huitième saison de la série "Games of Thrones" est diffusée partout dans le monde, nous allons tenter avec le philosophe Mathieu Potte-Bonneville et la journaliste Ava Cahen de comprendre les raisons d'un succès aussi phénoménal.

Photo de la saison 8 de "Game of Thrones"
Photo de la saison 8 de "Game of Thrones" Crédits : HBO

Que dire encore de Game of Thrones, série monstre qui a marqué définitivement les années 2010, véritable objet culturel total ? Ne pas regarder Game of Thrones, c’est nécessairement se sentir un peu marginalisé quand le mardi matin (ou le lundi pour les férus et les insomniaques capables de regarder la diffusion des nouveaux épisodes en direct, à trois heures du matin ) chacun "débriefe" ses frustrations après un épisode trop lent, ou son excitation quand les événements de la série se précipitent, quand ce n’est pas son état de tension insupportable, comme depuis la diffusion du tout dernier épisode... Nous n'en dirons pas plus.

Comment cette histoire de chevaliers, de dragons et de morts vivants, aux centaines de personnages pris dans des intrigues d’une complexité folle, et où l'on peut voir mourir en un seul épisode plusieurs de ses héros les plus sympathiques, a-t-elle pu s’imposer de la sorte ?

Nous tentons de répondre avec la journaliste et critique de cinéma Ava Cahen, auteure de Game of Thrones décodé (Editions du Rocher, 2019) et le philosophe Mathieu Potte-Bonneville, qui a dirigé l'ouvrage collectif Game of Thrones. Série noire (Les Prairies ordinaires, 2015).

On est arrivé à ce point où ce n'est plus la série qui parle du monde, mais le monde qui parle de la série. (Mathieu Potte-Bonneville)

Si Game of Thrones fascine autant, c'est en partie en raison du paysage politique complexe et sombre qu'elle dépeint, métaphore du monde multipolaire moderne. 

La série se distingue aussi par ses audaces scénaristiques, qui ne semblent pas être entravées par une production au coût très élevé, y compris dans les derniers épisodes.

Ce qui me fascine, c'est la manière avec laquelle la série la plus chère du monde assume des prises de risque invraisemblables, comme le fait de produire un épisode complet où, c'est vrai, on ne voit pas grand chose. La seule manière de montrer une bataille, c'est de montrer qu'on n'y voit rien. C'est un geste artistique et économique qui me paraît intéressant. (Mathieu Potte-Bonneville)

S'il s'agit de la série de tous les records, c'est peut-être aussi la dernière d'un format bien spécifique, celui du feuilleton hebdomadaire, par opposition à celui de la mise à disposition de tous les épisodes d'une même saison à la fois, comme c'est le cas sur les plateformes numériques. En résulte une certaine maîtrise du cliffhanger, renforcée par le fait que chaque personnage, aussi important soit-il, est susceptible de mourir dans l'épisode suivant.

C'est une série très ambivalente par rapport aux personnages. On en vient à détester certains héros, à souhaiter leur mort. (Ava Cahen)

Réécouter la semaine des Chemins de la Philosophie consacrée à Game of Thrones

Extraits sonores : 

Bibliographie

Game of thrones, série noire

Game of thrones, série noireLes prairies ordinaires, 2015

bibliography

Game of Thrones décodéAva CahenEditions du Rocher, 2019

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
Production déléguée
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