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Hader, Reef Quneitra, 7 août 2015. Sur la ligne de front avec Beit Jinn, un déserteur druze de la Direction de la Sécurité militaire entraîne une nouvelle recrue au combat.

Images, la fin de la neutralité

27 min
À retrouver dans l'émission

Invité de La Grande Table, le photographe suisse Matthias Bruggmann, exposé dans le cadre de Paris Photo (Grand Palais, du 8 au 11 novembre 2018) pour la galerie Polaris. Il fait également paraître "Un acte d’une violence indicible", un ouvrage collectif, aux éditions Xavier Barral.

Hader, Reef Quneitra, 7 août 2015. Sur la ligne de front avec Beit Jinn, un déserteur druze de la Direction de la Sécurité militaire entraîne une nouvelle recrue au combat.
Hader, Reef Quneitra, 7 août 2015. Sur la ligne de front avec Beit Jinn, un déserteur druze de la Direction de la Sécurité militaire entraîne une nouvelle recrue au combat. Crédits : Matthias Bruggmann

Jusqu'au 11 novembre au Grand Palais, dans le cadre de Paris Photo, Matthias Bruggmann, en dialogue avec le photographe Louis Heilbronn, lui aussi de la Galerie Polaris, expose une partie des photographies qu'il a prises pendant ses cinq années passées au cœur de la guerre en Syrie.

Le photographe franco-suisse, résolument engagé, a parcouru la Syrie et l'Irak avec pour objectif d'exposer les horreurs de ce conflit meurtrier. Entre photojournalisme et photographies amatrices prises par des Syriens avec des téléphones portables, son projet, "Un acte d'une violence indicible", est exposé au Musée de l'Elysée (Lausanne), depuis le 17 octobre jusqu'au 27 janvier 2019.

De là est né un livre puissant, Un acte d'une violence indicible aux éditions Xavier Burral. L'ouvrage combine photos et écrits de journalistes qui exposent leurs points de vue sur le conflit syrien qui dure depuis huit ans. En mettant aussi en valeur des portraits et des scènes de vie, c'est l'humain que Matthias Bruggmann souhaite mettre au cœur de son projet, en voulant transformer la frontière entre la photographie documentaire et la photographie artistique. 

Il n'y a pas de dichotomie entre le photojournalisme et la photographie d'art, il y a une dialectique.

S'il y a des images vernaculaires qui ne peuvent pas être différenciées d'images instruites - entre guillemets - enfin d'images d'art, est-ce que leur statut est différent ? A mon sens, il ne l'est pas réellement. C'est encore une question ouverte de la photographie.

C'est notre perception occidentale de la photographie de guerre qui est mise en question. Interrogation également sur la violence et sur notre rapport à la réalité ...

Je ne suis pas certain en tant qu'Occidental, et même en ayant passé pas mal de temps en Syrie, de pouvoir réellement comprendre ce qu'a été cette guerre et ce qu'est de vivre en Syrie ou d'avoir vécu en Syrie.

L'art ne peut et ne doit être qu'engagé [...] Quand on arrive dans un pays qui n'est pas le nôtre, il faut être extrêmement humble dans son engagement.

Bibliographie

Intervenants
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