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"Kurdish Lover", immersion cinématographique dans l'intimité d'une minorité.

27 min
À retrouver dans l'émission

A partir du film de Clarisse Hahn, "Kurdish Lover" (sorti en salles le 12/09)

Avec : Zahia RAHMANI Jean-Louis COMOLLI Alain KRUGER
Jean-Louis Comolli : « Tout le cinéma est ethnographique sans qu’il ait besoin de le dire. Ce qui m’intéresse c’est ce qu’on fait à partir des données ethnographiques. A partir de ce qui est filmé et de la relation que les personnes entretiennent avec le fait qu’elles sont filmées, à partir de là se construit une autre réalité exaltée par le cinéma. Une réalité qui est toujours en rapport avec la famille réelle dans son monde réel mais qui devient une famille de cinéma, qu’on le veuille ou non. L’ethnographie ne suffit pas à faire cinéma, c’est juste la base. On pense à Jean Rouch dans les films duquel il y a des personnages, des récits. Au fond, le scénario n’est pas préalable dans le documentaire, il arrive en cours de route. Car précisément il y a cette interaction entre ceux qui filment et ceux qui sont filmés.»

Zahia Rahmani : « Ils [les personnages du film] ne sont pas naïfs et dupes de ce que la caméra est susceptible d’être un enregistrement et quel enregistrement ils autorisent. Ce laisser raconter, ce laisser dire donnés par ce huis clos est passionnant. C’est un lieu et un espace cinématographiques uniques. »

Alain Kruger : « On est dans quelque chose qui se partage et on sent cette idée du partage. Dans une scène de prière, ils ont les pieds joints, ils se tiennent aux côtés des uns des autres autour du sage qui est là pour transmettre une civilisation millénaire et on ressent toute cette transmission en tant que spectateur. »

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