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"Portrait de la jeune fille en feu" (Céline Sciamma, 2019)

Céline Sciamma/Adèle Haenel : aux origines du désir et de la création

28 min
À retrouver dans l'émission

Cannes 2019 |Cannes, une cinéaste et une actrice, deux portraits de femmes : Céline Sciamma, réalisatrice de "Portrait de la jeune fille en feu", et l'actrice Adèle Haenel, présente dans trois films du festival.

"Portrait de la jeune fille en feu" (Céline Sciamma, 2019)
"Portrait de la jeune fille en feu" (Céline Sciamma, 2019) Crédits : Copyright Pyramide Distribution

Choses vues et entendues, avec le Journal de Cannes d'Antoine Guillot, qui nous rappelle que nous fêtons aujourd’hui les 80 ans du festival. Un événement mort-né, qui, censé s’ouvrir le 1er septembre 1939, fut annulé, tué dans l’œuf par la guerre. Pour en savoir plus, Antoine Guillot nous suggère la lecture de Cannes 1939, l'événement historique qui n'a pas eu lieu de Olivier Loubes (Armand Colin, 2016).

Adèle Haenel et Noémie Merlant dans "Portrait de la jeune fille en feu" (Céline Sciamma, 2019)
Adèle Haenel et Noémie Merlant dans "Portrait de la jeune fille en feu" (Céline Sciamma, 2019) Crédits : Copyright Pyramide Distribution

Aux origines du désir et de la création, où naît l'inspiration ? Le quatrième long-métrage de la réalisatrice française Céline Sciamma est en compétition pour Portrait de la jeune fille en feu, avec Adèle Haenel et Noémie Merlant.

Faire un sort à la question de la muse,[...] envisagée d’habitude comme une femme immobile qui serait inspirante par sa beauté.                  
(Céline Sciamma)

Une année de retrouvailles pour cette 72ème édition : après celle d'Anouk Aimée et Jean-louis Trintignant pour Les plus belles années d'une vie et celle de Pedro Almodóvar et Antonio Banderas pour Douleur et Gloire, celle de Céline Sciamma et Adèle Haenel -vue dans L'Apollonide : Souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello (2011) ou dans En liberté! de Pierre Salvadori (2018). Elles avaient fait leurs débuts ensemble en 2007 avec Naissance des pieuvres.

[Un film politique qui], tout en montrant une forme de vie possible hors de l’ordre du monde qui nous limite en tant que femme, [présente] un temps suspendu dont on sait qu’il ne pourra durer.                  
(Adèle Haenel à propos de Portrait de la jeune fille en feu )

Elles se retrouvent cette année, l'une derrière la caméra, l'autre devant, dans Portrait de la jeune fille en feu, premier film d'époque pour la réalisatrice de Tomboy (2011), et premières amours en robe longue. 

Le film met en scène la rencontre entre Héloïse, une jeune femme sortie du couvent pour être mariée, et Marianne, une peintre venue réaliser son portrait, comme le veut la coutume, pour acter son destin d'épouse. Or la future mariée refuse de poser. Introduite comme dame de compagnie, la peintre l'observe le jour pour la dessiner le soir. 

Les recherches formelles sont des recherches d’impureté, d’hybridation, qui vont chercher l’émotion.        
(Céline Sciamma)

Un huis clos amoureux et féminin aux accents féministes et politiques, où l'amitié laisse ainsi progressivement place au désir.

Le film a l’ambition d’être dans un pur présent, et en même temps de consoler.                  
(Céline Sciamma)

Adèle Haenel et Céline Sciamma, deux femmes sur un bateau, au Festival de Cannes 2019
Adèle Haenel et Céline Sciamma, deux femmes sur un bateau, au Festival de Cannes 2019 Crédits : Radio France

Extraits sonores : 

  • Le Magicien d'Oz (Victor Fleming, 1946)
  • Portrait de la jeune fille en feu (Céline Sciamma, 2019)

Chroniques

12H03
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Le journal du Festival de Cannes

Cannes 1939, cet automne à Orléans
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