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L'art primitif est-il une invention de marchands ?

26 min
À retrouver dans l'émission

A l’occasion de l’exposition Quai Branly

Avec :

Pascal ORY

Bertrand LAVIER

Maureen MURPHY

Pascal ORY : « On trouve dans le titre de cette exposition trois mots capitaux : l’invention (l’art primitif n’est pas acquis mais construit), « primitif » entre guillemets (il y a une prise de distance à l’égard de la notion de primitivisme) et art (le musée du Quai Branly est une institution). Donc c’est une interprétation ethnologique des sujets présentés mais aussi une esthétique (la confrontation de plusieurs œuvres). »

Maureen MURPHY : « Cette idée d’invention est récurrente dans l’histoire de la réception des arts extra-occidentaux. Chaque époque invente une certaine vision des mondes extra-occidentaux. Par exemple, chaque époque invente une certaine vision de l’Afrique. (…) Il y a une forme d’institutionnalisation du paysage artistique et culturel. (…) C’est regarder autrement ces arts en essayant de les faire accéder à un autre statut, plus prestigieux. »

Bertrand LAVIER : « On ne peut pas avoir autre chose qu’un point de vue ethno-centré sur ces objets. Le nœud de la question se situe là. (…) Or, notre regard a changé la réalité de ces objets. »

Sons diffusés :

  • extrait de la chaîne « Info Afrique » juillet 2013

  • archive de Jean Dubuffet dans « L’art selon Dubuffet » en 1948

  • extrait du documentaire « Les statues meurent aussi » de Chris Marker et Alain Resnais

  • « Le marchand de bonheur » de Joséphine Baker

Pour poursuivre la discussion, retrouvez ci-dessous les principaux documents et ouvrages évoqués dans l’émission, ou rendez-vous sur la page Facebook et le compte Twitter de La Grande Table.

Pour accéder à la deuxième partie de La Grande Table du 18.07.13 intitulée « Julien Blanc-Gras et Sylvain Kahn », cliquez ici.

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