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Leonardo Padura lors du festival 'Etonnants Voyageurs' le 16 mai 2016 à Saint-Malo, France

Leonardo Padura, une mélancolie cubaine

28 min
À retrouver dans l'émission

La Grande table reçoit l'écrivain et journaliste cubain Leonardo Padura pour "La transparence du temps" (Métailié, janvier 2019)

Leonardo Padura lors du festival 'Etonnants Voyageurs' le 16 mai 2016 à Saint-Malo, France
Leonardo Padura lors du festival 'Etonnants Voyageurs' le 16 mai 2016 à Saint-Malo, France Crédits : Raphaël GAILLARDE/Gamma-Rapho - Getty

La rentrée de janvier 2019, catégorie roman étranger, avec notre invité : L’auteur cubain de L’homme qui aimait les chiens (Métailié, 2011) et Hérétiques (Points, 2016), Leonardo Padura, pour La transparence du temps qui paraît aux éditions Métailié dans une traduction d’Elena Zayas.

Il s'agit du neuvième volet de la série Mario Conde débutée avec Passé parfait, sorti en 1991, dix ans après en France, venu lui-même ouvrir le cycle des quatre saisons. 

Je crois que rien n’est écrit. A mon sens, nous écrivons comme nous vivons la vie, elle s’écrit au fur et à mesure.
(Leonardo Padura)

Son héros, Mario Conde, part ici à la demande de son ami Bobby sur les traces d’une statuette ancienne, une vierge mystérieuse et miraculeuse, qu’il lui a été dérobée. Mario Conde, un ancien policier macho et bien sûr alcoolique, staliniste et mélancolique... «Un flic baudelairien», selon une formule du Philippe Lançon, critique littéraire... Habité par un spleen peut-être très cubain? Un anti-flic pas très méthodique dans sa manière de mener ses enquêtes.

La mélancolie n’est pas inscrite au patrimoine français, je crois qu’elle fait partie de la condition humaine.
(Leonardo Padura)

C’est la Havane qui sert de décor à La transparence du temps, et Mantilla, le quartier de Leonardo Padura, manière de raconter la ville à travers les déplacements des personnages. Une observation en mouvement dans une ville où le temps semble s’être arrêté, et un passé dégradé.

Lorsque nous pensons être les sujets de l’Histoire, nous n’en sommes  que les objets. […] L’Histoire est un processus social qui embrasse bien  plus que la condition humaine.
(Leonardo Padura)

Leonardo Padura sera le 15 janvier au Square de Grenoble et le 17 janvier à la librairie Millepages de Vincennes, avant de rejoindre le festival Le Goût des Autres au Havre du 18 au 20 janvier 2019, dont il est l’invité d’honneur et où Arnaud Laporte l'attendra pour une Masterclasse publique qui sera diffusée cet été sur l’antenne de France Culture. 

Extraits sonores:

  • Reportage sur la situation de la classe moyenne à Cuba (euronews, 06/02/2013)

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