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Les enjeux du théâtre politique aujourd’hui

27 min
À retrouver dans l'émission

Avec :

Christophe PROCHASSON

Bérénice HAMIDI-KIM

Christian BENEDETTI , en duplex d’Avignon

Christophe PROCHASSON : « Au fond, théâtre et politique, c’est presque un sujet de dissertation. Le théâtre et la politique ont toujours entretenu des liens intimes pour le pire et pour le meilleur, depuis Sophocle jusqu’à Brecht, en passant par Molière et Shakespeare. Toute cette histoire du théâtre est commandée par cette relation. Heureusement, le livre d’Olivier Neveux ouvre sur d’autres voies, débouche sur une réflexion nouvelle (…). Il nous propose du théâtre un regard très théorique (…). Le plus intéressant est la lecture qu’Olivier Neveux propose de cette séquence particulière du théâtre contemporain qui commence dans les années 80 et que Neveux qualifie d’époque néolibérale qui permettrait au théâtre et à la politique d’entretenir de nouvelles relations. Il y a un nouveau dispositif (…). Neveux cherche à voir ce que le théâtre fait au spectateur, plus exactement quelle est la nature des liens qui relient, connectent les spectateurs au théâtre. Et pour cela, Neveux dans ces trente dernières années repère trois formules, trois dispositifs. Le premier est le théâtre « unidimensionnel », où l’esthétique écrase le politique (…). La deuxième formule est plus traditionnelle et ancienne (…), c’est le théâtre qui se fait « pédagogique », qui délivre un message politique.(…). La troisième formule est le théâtre « de la capacité » qui traite le spectateur en égal. »

Bérénice HAMIDI-KIM : « Au-delà de l’érudition évidente, Olivier Neveux est un spectateur de théâtre qui s’exprime, et également un chercheur qui a évolué dans sa recherche (…). Il revient sur des formes théâtrales auxquelles il a pu s’intéresser de manière exclusive pour en dégager de nouvelles. »

Christian BENEDETTI: «Il me semble impossible de dissocier théâtre et politique, parce quec’est ontologique. Ce n’est pas parce qu’on parle de la politique sur le plateau que c’est du théâtre politique. (…) Mais le théâtre est un espace où on met les idées en débat, et le spectateur doit prendre partie. Ce qui est essentiel dans le théâtre est le fait que le spectateur doit se positionner, faire plus qu’observer. (…) C’est surtout une expérience de liberté et une rencontre avec soi-même. »

Sons diffusés :

  • Extrait du spectacle « Par les villages » de Peter Handke, mise en scène de Stanislas Nordey

  • Archive d’Alfredo Arias dans l’émission « La mise en scène est-elle une écriture sur France Culture le 7 août 1972

  • « Le spectacle est fini » interprété par François Morel

Pour poursuivre la discussion, retrouvez ci-dessous les principaux documents et ouvrages évoqués dans l’émission, ou rendez-vous sur la page Facebook et le compte Twitter de La Grande Table.

Pour accéder à la deuxième partie de La Grande Table du 11.07.13 intitulée « Entretien avec Florence Dupont », cliquez ici.

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