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Marseille : Festival International de Cinéma

28 min
À retrouver dans l'émission

Avec :

Jean-Pierre Rehm, délégué général du Festival Jean-Charles Hue, auteur, réalisateur, membre du Jury de la compétition française Judith Abitbol, réalisatrice, pour le film A bas bruit , sélectionné pour la compétition française
Le Festival International du Film Documentaire à Marseille, rebaptisé Festival International de Cinéma, et dont c'est la vingt-troisièmé édition, fait la part belle aux films réalisés "coûte que coûte", un cinéma poussé par une nécessité de création, qui engendre un art dont le vocabulaire s'enrichit, se diversifie, se complexifie : un cinéma expérimental selon certains.

Pourquoi ce cinéma n'attire-t-il pas les financements ? En quoi les difficultés économiques ont-elles partie liée avec la forme de ce cinéma ? Comment crée-t-on coûte que coûte et le presque rien peut-il être parfois le gage de la qualité d'une oeuvre ?

Jean-Pierre Rehm : "Sur l'appellation du festival : aujourd'hui, ce mot "documentaire" signifie un format télévisuel, un type de budget, et surtout un type de regard et d'écriture dans laquelle je ne reconnais ni l'ambition cinématographique, ni le respect des choses qui sont montrées. Le documentaire n'est pas un format mais un espace, qui est le sol du réel que j'ai à coeur d'imaginer que les films que je souhaite défendre n'ont pas oublié..."

Jean-Charles Hue : "Ce qui réunit ces films me permet de me resituer dans mon travail, face au travail des autres. J'ai senti que quelque chose transparaissait dans beaucoup de films : un éloge de la lenteur, et de la différence. Les personnages de ces films cessent d'être dans la dépense, prennent du recul, offrent des moments de silence. C'est une façon de réagencer le cinéma, de fabriquer une bulle de travail artistique ."

Judith Abitbol : "Les nouveaux moyens technologiques sauvent notre travail, quand on n'a pas l'argent pour le faire ; ce sont les télés qui ont l'argent et qui dictent notre travail. Ils ont cette expression immonde, le "bankable". Créer est une nécessité, j'ai toujours créé les films comme je voulais les faire, coûte que coûte. On y laisse sa peau, mais un film, c'est aussi du corps... "

Archives diffusées : Extrait : 74 (La reconstitution d'une lutte) , film, de Rania et Raed Rafei, 2012

Bande-annonce : A bas bruit , de Judith Abitbol, film, 2012

Bourvil : "Ma p'tite chanson", musique du film A bas bruit , de Judith Abitbol

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