LE DIRECT
Gravure représentant la façade de l'Opéra de Paris

Opéra de Paris, le bilan-anniversaire

29 min
À retrouver dans l'émission

L'Opéra de Paris a 350 ans ! Pour fêter ça, nous recevons Stéphane Lissner, directeur général de l’Opéra national de Paris, et Claude Lévêque, artiste plasticien. L'occasion de revenir sur les événements prévus pour la célébration, et de faire ensemble le bilan des années écoulées.

Gravure représentant la façade de l'Opéra de Paris
Gravure représentant la façade de l'Opéra de Paris Crédits : Ivan96 - Getty

Un double anniversaire à célébrer : les 350 ans de l’Opéra de paris et les 30 ans de l’Opéra Bastille. Rendez vous tout de suite avec leur directeur, Stéphane Lissner !

Trois dates clés … En 1669, Louis XIV signe la naissance de l’Académie d’opéra. En 1875, le palais Garnier est né. En 1989, l’Opéra Bastille est inauguré.

Coup d’envoi d’une programmation spéciale conçue pour les 350 ans de l’Opéra de Paris avec des conférences, des rencontres, des expositions, en plus des spectacles programmés dans le cadre des saisons 2017-2018 et 2018-2019. Pour rendre hommage aux grands moments et aux grandes figures qui ont fait l’histoire de la maison.

Connu pour ses installations aux néons, ses écritures lumineuses et ses œuvres in situ, l’artiste plasticien Claude Lévêque est notre deuxième invité. Après avoir habillé le Louvre, il y a trois ans, il va installer ses œuvres à l’Opéra de Paris : des "Saturnales", qui seront dévoilées cette semaine.

Cette maison, aussi bien à travers le ballet qu’à travers l’opéra, a connu de grands moments de modernité, et a toujours été finalement assez en avance. (Lissner)

J’ai choisi un parcours d’intervention qui est adapté à tous ces éléments d’architecture, qu’ils soient sur la structure ou dans le détail, puisque Charles Garnier a vraiment créé lui-même une allégorie avec son architecture, et puis la façon dont on circule dans le théâtre, dans l’opéra, en parcourant cette architecture. J’ai trouvé une adaptation onirique qui puisse fonctionner, et qui soit vraiment en écho avec tous ces éléments de l’architecture. […] C'est une sorte de dialogue avec l’architecture. […] L'architecture est en même temps un support, pas forcément un support critique ni analytique, mais une façon dont je vais développer ma fiction, une sorte de parcours fictionnel, avec des éléments que je mets vraiment en écho avec ces lieux. (Lévêque à propos des "Saturnales", son installation in situ pour les 350 ans l’Opéra de Paris)

Je vois dans ce projet un lien entre les deux sites. Et comme j’essaie de défendre toujours l’idée que l’Opéra national de Paris, c'est la Bastille et c’est Garnier, ces deux théâtres, il faut les relier, les lier le plus possible. Ce projet, c’est aussi le lien entre ces deux institutions. (Lissner à propos des "Saturnales" de Lévêque)

C’est une fiction qui se colle à une fiction.  Je trouve que Charles Garnier, […] c’est vraiment quelqu’un qui invite à la féérie, au théâtre, à l’opéra, dès lors qu’on pénètre dans cet univers, cet univers qu’on voit déjà de l’extérieur, et vraiment par essence même un véritable univers allégorique. (Lévêque à propos des "Saturnales", son installation in situ pour les 350 ans l’Opéra de Paris)

Le théâtre de la Place de l’Opéra, c’est bien sûr un théâtre du XIXe siècle […], qui s’inscrit à ce moment-là dans l’époque du grand opéra français […], alors que l’Opéra Bastille lui va avoir un objectif de public, on se pose la question du public, et donc on cherche un lieu qui va être populaire, où il va y avoir une visibilité, une salle de 2 700 places. […] C’est d’ailleurs pratiquement la seule capitale au monde qui a la chance d'avoir deux théâtres qui peuvent s’exprimer aussi à travers le répertoire. […] Je dirais même, avec un état d’esprit différent dans les lieux. […] Ce sont deux théâtres qui n’ont absolument rien à voir, dont la conception est totalement différente : avec une hyper-technologie d’un côté, et un théâtre dit à l'italienne traditionnel de l’autre. […] L’espace joue un rôle déterminant. […] Ces deux espaces sont évidemment des espaces très différents, qui nous imposent, qui nous font réfléchir, et qui font aussi évoluer la représentation, l’interprétation musicale et l’interprétation théâtrale. (Lissner à propos du Palais Garnier et de l’Opéra Bastille)

La grande réussite de l’Opéra Bastille, c’est ces 100 000-120 000 spectateurs qui vont venir pendant ce mois de décembre. Vous voyez les familles entières venir de toutes les régions de France, l’après-midi, le soir pour voir ces grands ballets classiques […]. C’est pratiquement un million de billets vendus par an. Et ça, ça ne peut pas être réservé seulement à une petite élite. C’est beaucoup trop cher, il y a beaucoup de travail à faire encore pour ouvrir nos théâtre au plus grand nombre, je le sais, et j’y travaille, et je me bats là-dessus, mais, quand même, un million de personnes viennent maintenant chaque année dans nos deux théâtres. (Lissner)

C'est chaque soir une bataille pour remplir ces deux théâtres, et pour être complet, sans tomber bien sûr dans un répertoire qui serait un répertoire trop facile, et qui ferait que nous ne pourrions pas présenter des œuvres à faire découvrir ou des créations, comme nous le faisons. Mais je crois que l’Opéra de Paris, grâce aussi à toutes les activités qui permettent à des jeunes de venir à l’opéra, s’est beaucoup ouvert pendant ces dernières années. (Lissner à propos de son ambition pour l’Opéra de Paris)

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
Production déléguée

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......