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Regard critique sur la 33e édition de Festival Montpellier Danse

27 min
À retrouver dans l'émission

En direct du Festival Montpellier Danse (du 22 juin au 6 juillet 2013)

Avec :

Jean-Paul MONTANARI , directeur du Festival

Gérard MAYEN , de la revue Mouvement

Lise OTT , du Midi Libre

Jean-Paul Montanari : « Cette année jongle à la fois avec des créations et avec des rappels. (…) On explore le terrain de la modernité, de la mémoire, du souvenir avec un public extraordinairement attentif, même studieux. Ce public suit très patiemment toutes les propositions qu’on leur fait, par exemple les propositions de répétitions publiques. (…) Moi, j’aime beaucoup le public de Montpellier. C’est un échange qu’on a ensemble depuis trente ans à l’Agora. (…) A la fois, la danse contemporaine a réussi son institutionnalisation, elle a imposé des centres chorégraphiques à travers la France entière (…). Maintenant, elle en est où exactement de sa vivacité ? C’est des grandes périodes. A un moment, ça a été longuement le théâtre qui a été porteur. Puis, au début des années 80, la danse a pris un grand mouvement et réunissait autour d’elle à la fois une nouvelle génération, une nouvelle manière de voir le monde, et d’ailleurs reflétait un nouveau monde. Et on a l’impression aujourd’hui que ça repart dans l’autre sens. Etrangement, (…) aujourd’hui, toutes les danses ne sont pas vivantes. (…) La danse est tellement identifiée à son temps (elle ne sert qu’à comprendre le temps immédiat dans lequel on vit) que quelques fois elle vieillit vraiment vite. On est dans un moment intermédiaire, car la danse s’essouffle un peu dans ce qu’elle a à dire, mais elle est en recherche. »

Gérard Mayen : « Il est clair effectivement que rien n’est clair. Nous ne sommes pas dans une période où il est aisé de tirer des fils évidents. Il y a eu des lignes de fracture, des lignes e conflit, des querelles esthétiques très porteuses, très incisives, très rigoureuses. On en a encore traversé une au milieu des années 90 et jusqu’au début des années 2000 avec le courant de la déconstruction de la représentation chorégraphique, ce qu’une certaine presse a appelé « la non-danse » avec des enjeux très stimulants comme l’appart de la performance, une nouvelle philosophie du corps. Ça est passé, même si certains continuent, explorent, vont plus loin. Mais on est dans une période moins évidente pour trouver des lignes de partage. »

Lise Ott : « L’histoire de la danse a été marquée en trente ans par des moments de conflits, dans lesquels les chorégraphes avaient à cœur d’être identifiés comme des artistes à part entière, avec une notion d’auteur clairement affichée. Ce que je perçois cette année, c’est de la part de beaucoup d’entre eux des réflexions ou des invitations à des rencontres avec le public, comme le spectacle d’Emanuel Gat. De même, Gaspard Delanoë s’intéresse à la réception de l’œuvre et interroge la figure de la star. J’ai l’impression que le travail de réflexion se déplace du côté de la relation entre l’art et le public. On voit tout d’un coup les propositions chorégraphiques irriguer cette espèce de relation, de tiraillement, de paradoxe entre la forme artistique et ce qui relèverait des attentes du public. »

Sons diffusés : MONTPELLIER 1

  • présentation des spectacles du Festival Montpellier Danse

  • extrait de la bande sonore du spectacle « Cantatas » de Raimund Hoghe

  • extrait de la bande sonore du spectacle « Lo Real » de Israel Galvan

Pour poursuivre la discussion, retrouvez ci-dessous les principaux documents et ouvrages évoqués dans l’émission, ou rendez-vous sur la page Facebook et le compte Twitter de La Grande Table.

Pour accéder à la deuxième partie de La Grande Table du 01.07.13 intitulée « Emanuel Gat et Gaspard Delanoë », cliquez ici.

Gérard Mayen, Lise Ott et Jean-Paul Montanari
Gérard Mayen, Lise Ott et Jean-Paul Montanari Crédits : Raphaël Bourgois - Radio France
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