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Jerome Robbins montre un mouvement de danse à George Chakiris pendant le tournage de "West Side Story", New York, 1961.

Jerome Robbins, la musicalité de la danse

28 min
À retrouver dans l'émission

Pour l' "Hommage à Jerome Robbins" à l'Opéra de Paris jusqu'au 14 novembre, Jean-Pierre Fröhlich, chorégraphe américain, membre du comité du Jerome Robbins Rights Trust, répétiteur invité, et Jean Guizerix, danseur étoile, sont nos invités pour revenir sur le parcours exceptionnel de Jerome Robbins.

Jerome Robbins montre un mouvement de danse à George Chakiris pendant le tournage de "West Side Story", New York, 1961.
Jerome Robbins montre un mouvement de danse à George Chakiris pendant le tournage de "West Side Story", New York, 1961. Crédits : United Artists / Courtesy of Getty Images - Getty

C’est un maître américain de la danse, le père de West Side Story. A l’occasion du centenaire de sa naissance, l’Opéra de Paris rend hommage à Jerome Robbins, un chorégraphe musical, entre Broadway et théâtre dansé. C'est au Palais Garnier, jusqu’au 14 novembre.

Pour nous en parler, deux invités : Jean-Pierre Fröhlich, danseur et chorégraphe américain, assistant de Jerome Robbins pendant trente ans, répétiteur invité à l’Opéra de Paris, et le danseur étoile français Jean Guizerix.

La caresse de la musique. Pour moi, c’est un geste propre à Jerry. La finesse, la subtilité, la précision. (Guizerix sur l'esthétique de Jerome Robbins)

C’était une personne qui regarde, qui voit ce qui l’entoure et qui l’amène sur scène. Il comprend ce que veulent les gens. […] Sa musicalité était extraordinaire. Son esprit théâtral était exceptionnel. […] J’en ai appris autant en étant dans le public qu’en travaillant avec lui. (Fröhlich à propos de Jerome Robbins)

Il m’a laissé immensément libre. (Guizerix à propos de son expérience avec Jerome Robbins)

Ne laissez personne vous dire ce qu’est l’art. […] Ne laissez à personne le choix de vous influencer. Parce que l’art peut être beaucoup de choses, ça peut être beau, ça peut être laid, ça peut être cruel. (Fröhlich)

J’ai senti Robbins comme étant très moderne parce qu’il voyait les choses dans la rue. Il voulait la jeunesse. […] Il a pris ce qu’il avait observé dans les rues, et il l’a porté sur scène. Et pour moi, c’est ça le moderne, à l’époque. (Fröhlich)

J’aime tant le langage chorégraphique de Jerry. Pour moi, c’est la justesse de l’émotion, c’est l’imaginaire qui parle, bien sûr la sensibilité, mais c’est aussi cette délicatesse et cette exigence, ce qui crée la poésie. (Guizerix)

Il savait toujours comment construire, comment faire monter la tension sur scène entre les artistes et la pièce qui était représentée. (Fröhlich)

Il créait une musique par les sons mêmes des danseurs, créée par les danseurs, par leurs pieds, par leurs mains, par leur rythme, la manière dont ils se mouvaient. […] Les mouvements, en tous cas, c’est des relations. Si vous y regardez de près, c’est entre les mouvements et l’espace. […] Quand on le regarde, vous pensez que vous entendez de la musique, et c’est fascinant. […] Son esprit était vraiment brillant. […] Il mettait tellement d’effort dans son ballet qu’il avait besoin de temps pour récupérer. (Fröhlich)

Intervenants
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