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l'écrivain, psychologue et psychanalyste Sarah Chiche

Sarah Chiche, les passions ténébreuses

27 min
À retrouver dans l'émission

Sarah Chiche écrit l'amour fou, la folie et la fin du monde dans son dernier roman, "Les Enténébrés" (Seuil, 2019).

l'écrivain, psychologue et psychanalyste Sarah Chiche
l'écrivain, psychologue et psychanalyste Sarah Chiche Crédits : Hermance Triay / Editions du Seuil

Nos yeux se rencontrent. La pensée me traverse de me défenestrer tout de suite pour nous épargner d’avoir à vivre la joie dévastatrice des années qui viendront.            
(Les Enténébrés, p.40)

Lauréate du Prix de la Closerie des Lilas destiné à "soutenir et faire connaître une littérature féminine de qualité", écrivaine et psychologue clinicienne, Sarah Chiche est déjà l’auteure de deux romans, L'Inachevée (Grasset, 2008) et L'Emprise (Grasset, 2010), ainsi que de trois essais, dont Personne(s), d’après Le Livre de l'Intranquillité de Fernando Pessoa (Éditions Cécile Defaut, 2013) et Une histoire érotique de la psychanalyse : de la nourrice de Freud aux amants d'aujourd'hui. Elle est également initiatrice et coauteure de la tribune sur «la liberté d’importuner» publiée en janvier 2018 dans Le Monde.

Faire le choix de l’écriture plutôt que le choix de la vie. Je me loge très bien dans ce corps de l’écriture qui est le seul corps auquel je crois.                                
(Sarah Chiche)

Elle revient aujourd’hui avec un nouveau roman, Les Enténébrés (Seuil, 2019), dont le personnage principal, Sarah, psychologue, part à Vienne pour écrire un article sur les conditions d’accueil des réfugiés. Elle est mariée à Paul, un intellectuel hanté par la question de la fin du monde et du réchauffement climatique, et tous deux ont une petite fille. A Vienne, elle rencontre Richard K., violoncelliste célèbre et bien plus âgé qu’elle. Ils tombent immédiatement amoureux.

Sarah Chiche nous livre ainsi une histoire d'amour fou sur fond de fin du monde et d'atavisme familial, où l'on découvre que les tares se transmettent de mère en fille. Car Sarah est issue d'une lignée de femmes portées vers l'inceste et la folie, maltraitées ou trahies, victimes, en somme, d'une forme de malédiction qui parfois les rend lâches ou obscènes, "a-normales", selon les mots de Sarah Chiche.

Toutes les femmes du roman sont marquées pour une préférence pour l’excès. […] Ce sont des femmes au comportement a-normal.                                          
(Sarah Chiche)

[Comprendre] comment les fantômes de ceux que nous avons aimés ou haïs continuent à parler en nous et à nous hanter.                  
(Sarah Chiche)

Sarah Chiche participera ce week-end à une rencontre avec Corinne Royer dans le cadre du festival Oh les beaux jours ! à Marseille, le vendredi 31 mai à 16h30, à la Bibliothèque de l’Alcazar.

Extraits sonores : 

  • Scènes de la vie conjugale (Ingmar Bergman, 1973)
  • Pablo Servigne (France Culture, Politique !, 16/03/2019)
  • Dmitri Dmitrievitch Chostakovitch, Concerto n°1 en Mi Bemol Majeur, op. 107 pour violoncelle et orchestre (Orchestre symphonique de la radio bavaroise)
  • Ingmar Bergman, "Ecrire toute la saloperie du monde" (18/12/1988)

Bibliographie

Intervenants
  • écrivaine, psychanalyste, psychologue clinicienne.
L'équipe
Production
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