LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Spécial 24h France-Allemagne : Que dire de la perception mutuelle de ces 2 pays ?

27 min
À retrouver dans l'émission

A l'occasion des 50 ans du Traité de l'Elysée de janvier 1963.

Avec : Michael FOESSEL, philosophe, enseigne en France et en Allemagne

Pascale JOANNIN, directrice générale de la Fondation Robert Schuman

Eric CHOL, rédacteur en chef de Courrier International , coordinateur du dossier spécialFrance-Allemagne dans le numéro du 10 janvier.

Pascale JOANNIN : « On a longtemps caractérisé cette relation franco-allemande par la guerre. Aujourd’hui, c’est plutôt l’Europe et le désir de relever ensemble les défis communs. Cette relation est nécessaire pour sortir de la crise qui affecte l’Union Européenne comme le reste du monde.

La relation culturelle entre la France et l’Allemagne est la plus vivante. Et pourtant, l’apprentissage de la langue diminue tandis que l’anglais s’impose comme langue universelle. C’est assez bizarre pour une relation culturelle, notamment pour le théâtre et la littérature. »

Eric CHOL : « L’idée de couple a peut-être vécu. Français et Allemand considèrent que le tandem n’est pas nécessaire pour relever l’Europe. On retrouve dans la presse allemande beaucoup d’articles assez durs sur le modèle français. Il y a une certaine méfiance, une prise de distance vis-à-vis de l’autre.

[…] Il y a une asymétrie dans ce couple à cause de la puissance économique allemande. Il y a donc une petite inquiétude dans l’équilibre de cette relation. Par ailleurs, aujourd’hui, on ne peut plus parler de véritables couples de dirigeants. Il y a eu une normalisation du côté allemand, ce que l’on regrette du côté français. »

Michaël FOESSEL : « On est sorti de cette polarisation du couple franco-allemand. L’Allemagne est plus tournée vers les pays d’Europe centrale (Pologne, Russie) et est moins dépendante de la nécessité de renouer un lien privilégié avec la France, adversaire héréditaire. Aujourd’hui c’est un Etat qui admet sa puissance économique sans prétention politique. Il y a donc une acceptation de ce clivage : l’Allemagne joue sur le plan industriel une fierté patriotique qu’elle ne peut plus investir dans le champ politique.

[…] Il y a une attractivité nouvelle de Berlin, et d’autres villes aussi comme Hambourg. On a l’impression que c’est un pays plus apaisé que la France, moins polarisé par des débats comme l’immigration. L’Allemagne ne se réfère pas à de grands récits, ce qui tranche avec le caractère surinvesti par l’imaginaire des débats en France. »

Pour poursuivre la discussion, retrouvez ci-dessous les principaux documents et ouvrages évoqués dans l’émission, ou rendez-vous sur la page Facebook et le compte Twitter de La Grande Table.

Pour accéder à la deuxième partie de La Grande Table du 15 janvier 2013 intitulée « Les échanges culturels entre la France et L’Allemagne langue et littérature », cliquez ici.

> Retrouvez ici les résultats de la grande enquête Radio France "L'Allemagne, la France et vous".
Retrouvez aussi l'interview exclusive de Jean-Marc Ayrault, premier ministre pour Arte et Radio France : il a répondu aux principales questions de la grande enquête "l'Allemagne, la France et vous" entretien réalisé par les équipes d'Arte .

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......