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Vladimir Cosma en mai 2016.

Vladimir Cosma : "Pour moi, la musique de film c'est plutôt un tableau qu'un papier peint!"

30 min
À retrouver dans l'émission

Vladimir Cosma, compositeur, violoniste et chef d’orchestre roumain qui a signé quelques-uns des plus grands succès musicaux du cinéma français est l'invité de La Grande Table.

Vladimir Cosma en mai 2016.
Vladimir Cosma en mai 2016. Crédits : Joël Saget - AFP

Vladimir Cosma rejouera ses grands thèmes et certains  mouvements des opéras qu'il a composés, le temps de deux soirées exceptionnelles les 24 et 25 octobre au Grand Rex. Caroline Broué le reçoit dans la première partie d'émission pour revenir sur sa vie et sur son œuvre.

Habitué aux succès, Vladimir Cosma explique qu'il compose pour que cela plaise aux autres, "c'est un dialogue avec le public". Quand la magie opère dans l'écriture et l'interprétation, alors le succès sera au rendez-vous, mais cela peut aussi rester "quelque chose de laborieux" et passer à côté du succès.

On dit que dans la musique c'est 10% d'inspiration et 90% de transpiration. Mais je pense que les dix premiers pour cent sont les plus importants et ils sont mystérieux. Je ne connais pas la méthode moi-même.

La musique d'un film, si on ne l'entend pas, c'est qu'elle ne fait que souligner les images et elle perd son intérêt, "elle est un peu décorative".

Pour moi, la musique est un art abstrait. La musique pure ne doit rien exprimer mais elle est comme un caméléon. Vous la mettez sur des images, un concerto de Mozart sur une scène d'amour, et elle devient romantique. La même musique, vous la mettez sur un enterrement, elle devient tragique. Je ne crois pas que la musique exprime quelque chose par elle-même. Si elle exprime quelque chose, c'est qu'elle décorative, et ça m'intéresse moins.

Les concerts lui permettent de développer les thèmes de ses musiques qui sont toujours limités par le temps imposé du cinéma. Bien que couronné de succès, Vladimir Cosma a choisi de rester en France et de ne pas suivre de nombreux collègues à lui partis aux États-Unis à un moment de leur carrière, il s'en explique : "Moi, j'ai choisi la France. Je ne suis pas né ici. [...] Quand on est venus ici, moi j'aimais la France, sa musique, sa culture et je n'avais pas envie de m'expatrier de nouveau. Pour moi, l'Amérique n'était pas un rêve. Je me sens beaucoup plus près d'un pays latin que des anglo-saxons."

La Petite minute de Thibaut Sardier est aujourd'hui consacrée au Festival Lumière. 

Sons diffusés :

-Hello Marylin  par Alessandrini Raymond

-Archive INA / France Musique, Chant des toiles

-Reality , par Richard Sanderson

-Bande Originale du film "Clerambard", Les demoiselles de province

-Le Grand Rabbi (extrait du film "Les aventures de Rabbi Jacob") de Vladimir Cosma

Pour réécouter la seconde partie de l'émission intitulée "Trois ans après la révolution : le défi tunisien", cliquez ici. 

Intervenants
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