LE DIRECT
Un homme essaye de récupérer un petit morceau du mur de Berlin après la chute de novembre 1989, en mai 1990, Allemagne

L'Europe, en marche avant ou marche arrière ?

33 min
À retrouver dans l'émission

Brexit, populismes et nationalismes, angoisses et fantasmes...un retour au passé en Europe ou des épreuves qui la poussent à évoluer ? La journaliste Marion Van Renterghem et Guillaume Duval, rédacteur en chef du mensuel "Alternatives économiques", nous livrent leur analyse.

Un homme essaye de récupérer un petit morceau du mur de Berlin après la chute de novembre 1989, en mai 1990, Allemagne
Un homme essaye de récupérer un petit morceau du mur de Berlin après la chute de novembre 1989, en mai 1990, Allemagne Crédits : Gianni GIANSANTI - Getty

Ils ont vécu la même histoire mais envisagent l’avenir dans deux optiques radicalement différentes : Elle est pessimiste, lui, plutôt optimiste.

Dans Mon Europe : Je t’aime, moi non plus, 1989-2019, la journaliste Marion Van Renterghem, journaliste, auteure déjà de Angela Merkel, l’ovni politique, évoque ses illusions perdues. Pleine d’espoir à la chute du mur de Berlin, pleine de doutes aujourd’hui, assourdie par les clameurs nationales, la peur et l’exclusion qui recouvrent le bruit des murs qui tombent, frappée par les discours d’ouverture qui, hier encore, lui faisaient entrevoir un avenir meilleur. Elle nous propose un tour d’Europe pour comprendre ce moment tourmenté dans lequel nous vivons, entre périples personnels, entretiens de grandes personnalités et analyses de l'époque.

Le bloc Est-Ouest s’achève au profit d’un autre axe, celui des démocraties libérales contre les démocraties illibérales.                    
(Marion Van Renterghem)

A ses côtés, Guillaume Duval, éditorialiste à Alternatives Economiques, auteur de Marre de cette Europe-là ? Moi aussi... et de Made in Germany : le modèle allemand au-delà des mythes. Dans Trump, Poutine, Orban, Salvini, le Brexit... une chance pour l’Europe!, qui vient de paraître aux éditions Les Petits Matins, il préfère voir le verre à moitié plein, valorisant dans la période actuelle un moment propice au changement, «vers une Europe plus intégrée, plus écologique, et plus solidaire». 

La raison principale pour laquelle on ne peut plus changer l’Europe aujourd’hui, c’est parce que les Français croient qu’on ne peut plus la changer.                
(Guillaume Duval)

Selon lui, l’agressivité de Donald Trump pourrait ainsi favoriser une politique étrangère de défense commune tandis que la "menace" Poutine nous incite à accélérer la transition énergétique pour ne plus dépendre du gaz russe, le Brexit ayant le mérite d’écarter un pays qui nous a constamment empêchés de progresser vers une Europe plus solidaire. Les difficultés actuelles pourraient ainsi nous pousser au meilleur, un mal pour un bien. Heureux, donc, qui comme Mark Twain, que Guillaume Duval cite en exergue de cet essai : «Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait». 

Extraits sonores : 

  • Sur le Brexit (France 2, journal de 20h, 23/06/2016)
  • La guerre commerciale vue par Donald Trump (Sputnik, 25/07/2018)
Intervenants
  • Grand reporter à Vanity Fair, auteure de « Angela Merkel, l’ovni politique »
  • Éditorialiste à "Alternatives économiques" et conseiller au Conseil économique, social et environnemental (CESE)
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
Production déléguée

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......