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 Gilles Jacob le 21 octobre 2012.

Gilles Jacob : "Le cinéma est un art naissant."

34 min
À retrouver dans l'émission

A l'occasion de la sortie de son livre de souvenirs "Les pas perdus", Gilles Jacob vient parler de sa grande passion qu'est le cinéma. Tour d'horizon de la création cinématographique française et mondiale.

 Gilles Jacob le 21 octobre 2012.
Gilles Jacob le 21 octobre 2012. Crédits : Fred Dufour - AFP

Georges Perec publiait Je me souviens  en 1978. Trente-cinq ans plus tard, sur le même modèle, paraît Les Pas perdus d’un homme qui a joué au flipper avec Steven Spielberg, fêté son bac avec Claude Chabrol, que Lars Von Trier appelle « Dad » et les frères Coen « Uncle ». La vie entière de Gilles Jacob a été marquée par le cinéma, et il n’est pas rare qu’une scène vécue lui évoque une séquence de film. Sa vie a d’ailleurs aussi inspiré certains réalisateurs, comme Louis Malle dans Au revoir les enfants  et, dit-on, Yves Robert pour Un éléphant ça trompe énormément .

Après trente cinq ans à la tête du festival de Cannes, il est une mémoire vivante du cinéma mondial, sinon sa  mémoire. Ces années sont pleines de rencontres, de films qu’il avait racontés aussi dans La vie passera comme un rêve . Avant d’aller s’enfermer dans les salles obscures du festival qu’il préside, il est venu nous parler de son nouveau livre à la Grande Table, Les Pas perdus (Flammarion).

Ce qui est merveilleux avec Cannes c'est qu'on n'est jamais blasé. On a beau avoir beaucoup d'années et de kilomètres parcourus, on a toujours toutes ces émotions cumulées, cette émotion renouvelée et cette curiosité. 

Kubrick ne voyageait pratiquement pas. Quand un metteur en scène ne vient pas à Cannes, le studio ne veut pas envoyer le film tout seul. De ce fait, on n'a jamais pu obtenir un film de Kubrick, voilà une déception énorme. Je n'ai pas pu l’inscrire à mon tableau de chasse!

Je revendique le  droit à la liberté des artistes et quand ils sont en danger, le festival est là. J'y ai toujours mis mon point d'honneur. Ça a commencé par les Russes, les Chinois, les Iraniens... C'est l'état du monde. Chaque fois qu'un artiste est en péril, risque quelque chose, nous le protégeons en l'invitant. On est très attentif à cela et je pense qu'on sert à quelque chose.

Sons diffusés :

  • Gilles Jacob dans Interactualités 19h du 22/04/1978.
  • Extrait du spectacle "Je me souviens" (Georges Perec) interprété par Sami Frey.
  • Extrait du film "Casablanca" de Michael Curtiz (1942).
  • Extrait du film "La ruée vers l'or" de Charlie Chaplin (1925).
  • Django Reinhardt et Stéphane Grapelli - "Begin the beguine".
  • Extrait du film "Le salon de musique" de Satyajit Ray (1958).
  • "Chiquita banana" extrait de la bande originale du film "Tout le monde dit I love you".

Bibliographie

Intervenants
  • ancien président du Festival de Cannes, critique de cinéma, essayiste
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