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Une activiste transporte une valise de faux billets en réaction au scandale des Panama Papers (Berlin, Allemagne, 13 avril 2016)

Evasion fiscale : la fête est finie ?

33 min
À retrouver dans l'émission

Pour une fin à venir de l'évasion fiscale? C'est en tout cas le voeu et le combat de Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d'administration fiscales de l'OCDE. Une émission en dialogue avec Emmanuelle Andreani, qui a coordonné le dossier de Society consacré à l’évasion fiscale.

Une activiste transporte une valise de faux billets en réaction au scandale des Panama Papers (Berlin, Allemagne, 13 avril 2016)
Une activiste transporte une valise de faux billets en réaction au scandale des Panama Papers (Berlin, Allemagne, 13 avril 2016) Crédits : Sean Gallup / Employé - Getty

Une émission en partenariat avec le magazine Society.

Que "la grande fête fiscale" tombe à l'eau, c'est le vœu et le combat de notre invité : Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d'administration fiscales de l'OCDE, qui travaille à mettre un terme définitif aux stratégies d’optimisation et d’évasion fiscale des entreprises. Celui que le magazine américain Forbes a surnommé "The face of tax", le "visage de l’impôt", a contribué à faire de l'OCDE un avant-poste mondial de la lutte contre l’évasion fiscale. 

La crise de 2007 et le scandale du Liechtenstein de 2008, où de riches contribuables allemands étaient accusés d'avoir dissimulé plusieurs milliards d’euros, ont contribué à une prise de conscience globale - facilitée notamment par l'établissement de listes de couleurs pour désigner et classer les paradis fiscaux. La compréhension des enjeux que recouvraient de tels événements ont également encouragé Pascal Saint-Amans à politiser la question. 

Le 29 janvier 2019, il annonçait ainsi qu'il avait réussi à mettre 127 pays d’accord sur la nécessité de de travailler à une réforme de la fiscalité internationale, l'engagement pris devant aboutir d’ici à 2020 à une solution globale pour mieux taxer les multinationales. Des spécialistes comme Christian Chavagneux y ont vu une véritable « révolution historique ».

Car, dans un monde global et numérique où les limites sont de moins en moins tangibles et où l'entreprise Facebook elle-même développe sa propre crypto-monnaie ("Libra"), les géants du numérique et de l’ubérisation rapatrient d’autant plus facilement leurs bénéfices dans des paradis fiscaux qu’ils ne sont pas toujours physiquement présents dans les pays où ils font des affaires. C'est donc toute l'architecture fiscale qui est à reconsidérer pour s'assurer que les entreprises payent des impôts là où elles font vraiment des affaires.

Hier, un bon notable parisien ou de province pouvait cacher son argent, aller à l’Hôtel du Lac à Genève, serrer la main d'un banquier... c'était très chic. Aujourd’hui, il faut passer par des circuits criminels.    
(Pascal Saint-Amans)

[Pour faire taxer les GAFA], établir des nouvelles règles qui permettent de taxer une entreprise même quand elle n'est pas présente physiquement. Trouver un nexus.  
(Pascal Saint-Amans)

Une émission en présence de la journaliste Emmanuelle Andreani, qui a coordonné le dossier de Society consacré à l’évasion fiscale.

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