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Immigration : dire et voir. / Nos amies les bêtes.

1h24
À retrouver dans l'émission

1ère partie : Immigration : dire et voir.
Alors qu’en 2011 le nombre d’étrangers reconduits à la frontière a augmenté de 17% et les naturalisations baissé de 30%, d’après les chiffres donnés mardi par le ministre de l’intérieur Claude Guéant, on s’interroge sur la représentation de l’immigration à partir du film de Sylvain Georges, « Qu’ils reposent en révolte ». Le film est sorti le 16 novembre dernier et a remporté un certain nombre de prix cinématographiques. On peut encore le voir dans six cinémas en France.C’est un documentaire de 2h30, en noir et blanc, avec peu de dialogues et dont le sujet est le quotidien des migrants à Calais. Le réalisateur a passé trois ans (de 2007 à 2010) avec eux et a tenu à rester quelques mois après l’évacuation du camp.A la fois pamphlet poétique et politique, le film nous plonge dans l’espace et le temps de la vie de ces clandestins et pose la question de la figure de l’étranger.Avec :

Eric FASSIN Patrick ROEGIERS Mathieu POTTE-BONNEVILLE
Archives diffusées : - Extrait du film de Sylvain GEORGES « Qu’ils reposent en révoltent » (2011). Scène de l’évacuation. - Archie SHEPP, « Sometimes I feel like a motherless child ».

2ème partie : Nos amies les bêtes.
En anthropologie et en philosophie, la relation entre l’homme et l’animal fait l’objet depuis deux ou trois décennies d’un grand nombre de colloques et publications, et ceci à tel point d’être devenu un domaine spécialisé de recherche : la philosophie de l’animalité. Le domaine fut porté en son temps par Jacques Derrida et aujourd’hui par Elisabeth de Fontenay.Les artistes ne sont pas en reste, en témoigne l’actualité culturelle. Qu’il s’agisse de la rétrospective que le musée Guggenheim à New York consacre en ce moment à Maurizio Cattelan et à ses animaux empaillés, de la sortie programmée de « Félins » sur les écrans, d’un film « Bovines » consacré aux vaches, ou encore, dans un registre différent, du « Projet Nim » sur le langage des chimpanzés sorti depuis hier au cinéma, toutes mettent l’animal au cœur de leurs propos.

Ghyslain BERTHOLON, Michel PASTOUREAU et Catherine GUILLEBAUD.
Ghyslain BERTHOLON, Michel PASTOUREAU et Catherine GUILLEBAUD. Crédits : Sarah Cuvelier - Radio France

On peut aussi citer l’exposition « Bête Off » à la Conciergerie qui rassemble une quarantaine d’artistes contemporains. Ghyslain BERTHOLON a participé à l’aventure et a réalisé un magnifique cerf agonisant mais semblant renaître dans le même temps : une œuvre intitulée Vanitas .En tant que directeur des études à l’Ecole pratique des hautes études, où il occupe la chaire d’Histoire de la symbolique occidentale, Michel PASTOUREAU s’intéresse depuis longtemps à la symbolique des animaux au Moyen-âge. Son ouvrage L’Ours : Histoire d’un roi déchu (2007) est devenu une référence. Bestiaires du Moyen-âge (2011), est son dernier ouvrage. Dans cet album, illustré de reproductions d’enluminures ornant les bestiaires médiévaux, il retrace l’historie symbolique des animaux présents dans ces étrangers livres, de l’abeille au frelon, du cerf au cochon, sans oublier les chimériques dragon, centaure, griffon, licorne ou sagittaire.Enfin, Catherine GUILLEBAUD dans Dernière Caresse fait d'un chien sentimental son héros. Ce texte a été publié dans la collection Blanche chez Gallimard en 2009 et il vient de sortir en Folio.

Archives diffusées :

  • Brame du cerf.

  • Fabrice LUCHINI dit "Le rat et l'éléphant" (Fables de La Fontaine ).

  • MAUREL, "Les animaux en grève" (1908).

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