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"Se faire discret, c'est créer, c'est donner, c'est aimer."

La discrétion comme acte de résistance

34 min
À retrouver dans l'émission

Dans une société qui valorise le paraître et les confessions à grand spectacle, la discrétion est une forme heureuse et nécessaire de résistance.

"Se faire discret, c'est créer, c'est donner, c'est aimer."
"Se faire discret, c'est créer, c'est donner, c'est aimer." Crédits : Shestock - Getty

Plaisir baudelairien de flâner anonymement parmi la foule, joie silencieuse de regarder son amour dormir ou ses enfants jouer sans qu’ils remarquent notre présence, soulagement de voir s’éloigner enfin le désir de triompher : loin de la dissimulation, du calcul prudent ou de la peur d’être vu, l’âme discrète offre une juste présence au monde. Pierre Zaoui convoque les grands penseurs de la discrétion, de Kafka à Blanchot et Deleuze, en passant par Virginia Woolf et Walter Benjamin, pour cerner cette expérience «rare, ambiguë et infiniment précieuse».

Se faire discret, c'est créer, c'est donner, c'est aimer.

Avec La Discrétion ou l'Art de disparaître , Pierre Zaoui fait l'éloge de la mise en retrait, d'un effacement qui permet de s'ouvrir à l'autre par l'écoute et de résister à une société qui valorise le paraître et la mise en scène de l'existence.

Il ne s'agit donc pas de considérer la discrétion comme un trait de caractère, ici, la disparition devient un geste, une philosophie de l'existence.

Pierre Zaoui  enseigne la philosophie à l'université Paris VII - Denis-Diderot. Ses recherches portent notamment sur Spinoza, Gilles Deleuze, l'art contemporain et la pensée politique. Il est membre du comité de rédaction de la revue Vacarme et l'auteur notamment de Spinoza, la décision de soi  (Bayard, 2009) et La Traversée des catastrophes  (Seuil, 2010).

Entretien par Caroline Broué, Ludovic Piedtenu et Eric Fassin .

Pierre ZAOUI : « Mon expérience des manifestations politiques c’est une expérience de la discrétion. On se fond dans une masse. »

« On ne peut pas faire de la discrétion une idéologie : il y a une ambiguïté de la notion, par exemple, le retrait est-il un moyen de ménager la prochaine apparition, ou est-il une tentative de disparition, l’acceptation d’être n’importe qui ? »

Dans les Idées au quotidien , Raphaël Bourgois interroge le mot d’intégration, peut-on encore aujourd’hui en parler ? Ne pourrait-on pas le remplacer par l’inclusion ?

Pour poursuivre la discussion, retrouvez ci-dessous les principaux documents et ouvrages évoqués dans l’émission, ou rendez-vous sur la page Facebook et le compte Twitter de La Grande Table.

Écoutez ou réécoutez la première partie de La Grande Table  consacrée à l'oeuvre de Francis Poulenc, en cliquant ici. 

Intervenants
  • philosophe, maître de conférences à l'université Paris VII-Diderot, membre de la revue Vacarme
L'équipe
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