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Patrick Artus, 16ème édition de la conférence Coface sur les risques des pays, janvier 2012 (Paris)

La parole des économistes toujours en crise?

34 min
À retrouver dans l'émission

Le 15 septembre 2008, la chute de la banque Lehman Brothers marque le début de la crise des subprimes, une catastrophe financière et économique dont on ressent encore les effets dix ans après. Pour en parler, Olivia Gesbert reçoit Patrick Artus, chef économiste chez Natixis.

Patrick Artus, 16ème édition de la conférence Coface sur les risques des pays, janvier 2012 (Paris)
Patrick Artus, 16ème édition de la conférence Coface sur les risques des pays, janvier 2012 (Paris) Crédits : MARTIN BUREAU - AFP

La parole des économistes toujours en crise?

Avec Patrick Artus, économiste, directeur de la Recherche et des Etudes de Natixis

15 septembre 2008, la faillite de 4e banque d’affaires américaine est déclarée. 

10 ans après, les anciens de Lehman Brothers, ceux-là même qui avaient plié bagage en une nuit et préféré garder le silence, reçoivent une invitation à une soirée privée à Londres. Que célèbrent-ils ? Une faillite de 487 milliards d'euros, à l’origine d’un des plus grands krachs financiers de l’histoire.

En 2008, personne ou presque n’avait vu venir cette crise. Les rares économistes à nous avoir mis en garde sont restés inaudibles. Pour le FMI, L’économie mondiale vivait même un nouvel « âge d’or ». 

La faillite de Lehman n’était pas du tout prévisible  (…) Je me suis complément trompé, je l’ai écrit plusieurs fois depuis. (…) Le scénario le plus vraisemblable était celui où la crise s’arrêtait. (Patrick Artus)

De fait, cet événement a aussi marqué le champ des sciences économiques en rendant visibles les divisions qui, déjà, le caractérisaient : les économistes «orthodoxes », qui n’ont pas vu voir la crise, et les « hétérodoxes », ces « Cassandre » qui ont averti d’un danger imminent et n’ont pas été pris au sérieux.

On a techniquement réglé le problème de la dette de la Grèce en revanche, on n’a pas réglé celui de la crise, car on n’a pas réfléchi en Europe à un modèle économique qui règlerait ce problème. Quels sont les secteurs porteurs en Grèce ? Que peuvent faire les autres pays pour l’aider ?        
(Patrick Artus)

De ce fait, la crise financière de 2008 est elle doublée d’une crise de la pensée économique, laquelle se serait avérée  « trop homogène, trop sûre d’elle-même »?

L’économiste Patrick Artus, notre invité pour cette émission, était déjà en première ligne en 2008. En tant que directeur des études de la banque d’investissement Natixis, mais aussi dans les médias, qui l’invitent régulièrement à délivrer analyses et prévisions.

Aujourd’hui, dans le monde des économistes professionnels, il reste assez peu de dogmatisme. Le modèle est relativement consensuel : on est d’accord pour dire que l’économie de marché se régule et qu’il faut avoir une approche pluridisciplinaire au problème économique.        
(Patrick Artus)

Il est également à la tête d’une intense activité éditoriale. Co-auteur de Globalisation : le pire est à venir (La Découverte, 2008), de Sorties de crise (Perrin, 2009), de La folie des banques centrales, pourquoi la prochaine crise sera pire (Fayard, 2016) ou encore, au printemps dernier, de Et si les salariés se révoltaient chez Fayard. 

Extraits sonores :  

Intervenants
  • chef économiste et membre du comité exécutif de Natixis
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
Production déléguée
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