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Vladimir Poutine le 9 mai 2017 à Moscou lors de la cérémonie du "Régiment immortel", avec le portrait de son père.

Le 8 mai en Russie : une instrumentalisation de l’Histoire ?

33 min
À retrouver dans l'émission

Dans "Le Régiment immortel"(Premier parallèle, 2019) Galia Ackerman revient sur les relations de la Russie à son Histoire, à partir des commémorations du 9 mai, équivalent du 8 mai français. Elle analyse surtout la récupération politique qui en est faite par Vladimir Poutine, plus de 70 ans après.

Vladimir Poutine le 9 mai 2017 à Moscou lors de la cérémonie du "Régiment immortel", avec le portrait de son père.
Vladimir Poutine le 9 mai 2017 à Moscou lors de la cérémonie du "Régiment immortel", avec le portrait de son père. Crédits : Alexei Nikolsky\TASS - Getty

Alors qu'en France, les commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale se déroulent actuellement sur les Champs-Elysées, en Russie, cet événement célébré le 9 mai prend un sens bien spécifique. Pour les Russes, il s'agit d'un temps fort : l'occasion de se retrouver autour de la "Grande Victoire" des Soviétiques contre le nazisme. La cérémonie prend notamment la forme d'un regroupement civil, où chacun porte avec lui le portrait d'un proche qui a combattu au front, et auquel le Président Vladimir Poutine lui-même ne déroge pas. Galia Ackerman analyse la spécificité de cette cérémonie : 

Ici, on célèbre la fin de la Seconde Guerre mondiale dans un esprit de réconciliation. En Russie, on met d’abord en avant le mot « victoire ».

Dans Le Régiment immortel, la guerre sacrée de Poutine, Galia Ackerman revient sur  les rapports qu'entretient la Russie d'aujourd'hui à son histoire, sur le renouveau patriotique et le "soviétisme sans communisme" promu par Vladimir Poutine.  Elle décrit une longue tradition messianique, que s'étend de l'idée de "Sainte Russie" jusqu'à l'idée communiste. L'éclatement de l'URSS a ensuite progressivement laissé place à une forme de nostalgie d'une grandeur perdue, dont Vladimir Poutine, une fois arrivé au pouvoir, a su profiter :

Poutine a réussi à se tourner vers le passé soviétique, tout en le purgeant totalement de l'idée communiste.

L'hymne soviétique, remplacé sous Eltsine puis rétabli par Poutine, constitue en ce sens un symbole fort, témoignant de ce que l'historienne et journaliste nomme "une glorification de la Grande guerre soviétique, qui, sous Poutine, a tourné à l’obsession."

Enfin, c'est aussi l'occasion pour Galia Ackerman d'évoquer l'avenir des relations russo-ukrainiennes, après les récentes élections qui ont vu l'arrivée au pouvoir de Volodymyr Zelensky.

Extraits sonores :

Intervenants
  • docteure en histoire et chercheuse associée à l'Université de Caen, spécialiste de l’Ukraine et de l'idéologie de la Russie post-soviétique
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
Production déléguée
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