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Le sociologue Michel Wieviorka, pour la promotion de son livre "Face au Mal, le conflit sans la violence"

Michel Wieviorka : le conflit, un moindre mal

35 min
À retrouver dans l'émission

En raison d’un appel à la grève émis le 22 mars par une organisation syndicale pour la défense des services publics, nous ne sommes pas en mesure de vous proposer la réécoute et le podcast de ce programme. Nous vous prions de nous en excuser.

Le sociologue Michel Wieviorka, pour la promotion de son livre "Face au Mal, le conflit sans la violence"
Le sociologue Michel Wieviorka, pour la promotion de son livre "Face au Mal, le conflit sans la violence"

En raison d’un appel à la grève émis le 22 mars par une organisation syndicale pour la défense des services publics, nous ne sommes pas en mesure de vous proposer la réécoute et le podcast de ce programme. Nous vous prions de nous en excuser.

Avec Michel Wieviorka, sociologue, auteur de Face au mal: le conflit sans la violence, publié aux éditions Textuel en février 2018.

On ne peut pas comparer 68 et aujourd'hui pour savoir ce qu'il va se passer demain. 1968 nous invite à réfléchir sur la centralité du conflit en démocratie. Cet événement nous montre qu'un vaste mouvement de contestation sociale sans violence est possible." Michel Wieviorka

Le 22 mars 1968, c’est l’étincelle qui a allumé la mèche de la contestation. 50 ans plus tard, que reste-t-il de l’esprit de révolte ? L’aspiration à l’unité nationale a-t-elle anesthésié le débat ? En ce jour anniversaire du début du mouvement de Mai 68, les syndicats ont appelé à manifester dans toute la France. Cheminots, fonctionnaires, agents hospitaliers vont joindre leur mécontentement dans la première grande grève annoncée du quinquennat d’Emmanuel Macron. En ligne de mire des grévistes, la réforme de la SNCF et le Plan Action publique 2022.  

Ce gouvernement semble penser que la faiblesse de la droite et de la gauche appelle un pouvoir fort, presque autoritaire. Il a tendance à empêcher l'émergence des médiations et corps intermédiaires. Je pense qu'il commet une erreur." Michel Wieviorka

Alors que le gouvernement Philippe réforme à tout-va, faut-il laisser faire, privilégier l’harmonie, l’unité sociale? Ou lui opposer la rue comme un contre-pouvoir, ériger le débat comme une nécessité. C’est le parti pris iconoclaste du sociologue Michel Wieviorka, directeur d’études à l’EHESS et directeur de la revue SOCIO, qui plaide pour un retour à la conflictualité sans violence. Dans « Face au Mal », son dernier ouvrage paru chez Textuel, il appelle à « guérir le mal et à contrer la violence, le racisme, l'antisémitisme, le terrorisme, la montée des extrêmes… par le conflit » : « Comment penser le refus d’une société engourdie, la résistance au durcissement des politiques publiques, à la fragilisation de pans entiers de la population, comment imaginer la reconstruction d’une société civils, et celle du système politique ? », s’interroge l’anthropologue Régis Meyran dans son avant-propos. Et nous avec lui… 

L'actuel gouvernement est dans la verticalité et l'autoritarisme mais je pense que c'est le prix à payer pour éviter l'extrême inverse, qui pourrait être l'éclatement et le chaos social. Il nous faut trouver une troisième voie." Michel Wieviorka

Intervenants
  • directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, et administrateur de la Fondation Maison des sciences de l'homme. Il a été le président de l'Association internationale de sociologie (2006-2010).
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
Production déléguée
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