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Max Linder en octobre 1913.

Retour sur l'œuvre de Max Linder

33 min
À retrouver dans l'émission

Retour sur l’œuvre de celui qui est considéré comme le premier génie comique du cinéma.

Max Linder en octobre 1913.
Max Linder en octobre 1913. Crédits : ullstein bild Dtl. - Getty

Il fut le premier auteur, réalisateur et interprète comique au cinéma, avant même Charlie Chaplin, son disciple qui saluait son sens de l'improvisation, la finesse de son humour, l'élégance de son jeu, et sa réussite commerciale. Buster Keaton, Harold Lloyd, toute la tradition du burlesque lui doivent beaucoup.

Mais il ne restait de ses films que de rares copies, l’essentiel des bobines ayant disparu, détruit ou enterré par la famille après que le cinéaste a tué sa femme et s’est donné la mort en 1925. Si bien que pour beaucoup aujourd’hui le nom de Max Linder est avant tout celui de son célèbre cinéma des Grands Boulevards à Paris.

Un siècle après la réalisation de ses films, et grâce au travail de sa fille Maud, qui a couru le monde à la recherche de bandes, d’extraits jetés ou conservés dans des boîtes, le cinéma de Max Linder est désormais visible.

Lorsque j'ai découvert son œuvre, j'ai été ému, bouleversé, parce que je me suis dit que ce n'était pas normal qu'un monsieur comme ça soit à l'oubli. Ce qui est dommage, c'est de constater que peu de gens aujourd'hui connaissent Max Linder. Il y a un a priori, parce que c'est du cinéma muet, parce que c'est une époque lointaine... Le faire connaître, c'est la chose la plus importante, parce que j'ai le sentiment qu'un large public pourrait adhérer à ce merveilleux personnage. Pierre Étaix

Linder a le même ADN que Chaplin dans sa partie pantomime, que Tati, que Pierre Étaix bien évidemment. Mais Linder en est la première manifestation filmée. Serge Bromberg

Linder est un personnage tragi-comique, absolument formidable, qui a eu une trajectoire dans le siècle qui va du cinéma primitif à la plus grande célébrité, aux errances et aux doutes pour terminer dans la folie et la jalousie. Serge Bromberg

L'intérêt avec Linder, c'est que tout le monde peut s'y retrouver. D'une part, il incarne le bourgeois oisif, c'est son personnage. Mais en même temps, il ne cesse de se moquer des codes sociaux de la bourgeoisie, d'en montrer les petits travers, ce qui fait qu'il est aussi très accessible et très amusant pour le public populaire. Je pense que cette double lecture possible explique en grande partie le succès de Linder, qui est à cette époque indéniable. Laurent Le Forestier

À son époque, Max Linder est vraiment une star mondiale. On a des traces de sa présence aussi bien en Russie qu'en Italie ou en Espagne. Il y a des foules entières qui viennent l’accueillir dans les gares, il est salué triomphalement. Stéphane Goudet

Avec : 

  • Stéphane Goudet (critique de cinéma, maître de conférences en histoire du cinéma à l'université Paris I, directeur artistique du cinéma "Le Méliès" à Montreuil)
  • Serge Bromberg (musicien, producteur, spécialiste de la restauration sonore de films anciens)
  • Laurent Le Forestier (professeur en études cinématographiques à l'université Rennes II)

Extraits audio :

  • intervention téléphonique de Pierre Étaix
  • extrait de la musique de Gérard Calvi pour le film Sept ans de malheur (Max Linder)
  • extrait de Cinq colonnes à la Une sur Max Linder (1963)
  • extrait d'une lecture par René Clair, publiée dans les bonus du coffret DVD
  • "George Valentin" de Ludovic Bource, titre extrait du film The Artist (Michel Hazanavicius)
Intervenants
  • Critique de cinéma, spécialiste du cinéma américain de l'âge classique.
  • Critique et historien de cinéma, maître de conférences en cinéma à l’université de Paris I et directeur artistique du cinéma Le Méliès à Montreuil
  • professeur en études cinématographiques à l'université Rennes Haute-Bretagne Rennes 2, membre du conseil d'administration de l'Association française de recherche sur l'histoire du cinéma (AFRHC) et du comité de rédaction de la revue 1895.
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