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"Tous artistes en droit" ? / Grand entretien avec Rithy Panh.

1h24
À retrouver dans l'émission

1ère partie : Tous artistes en droit ?
Une question revient régulièrement : sommes-nous vraiment à l’ère du « tous artistes » ? Chaque année à l’occasion de la Fiac, cette interrogation resurgit. On la retrouvera sûrement dès vendredi pour l’ouverture, dans les onze galeries Gagosian, d’une rétrospective des œuvres à pois de l’artiste anglais Damien Hirst. Le juriste Bernard Edelman s’en saisit dans un essai qui vient de paraître aux éditions Hermann, Tous artistes en droit : une petite histoire de l’esthétique à l’ère des droits de l’homme . L’art contemporain ferait peu de cas de l’esthétique et aurait donc définitivement rompu avec les beaux-arts. C’est en somme l’idée défendue par l’auteur et qui suscite la réaction de nos trois complices.

Avec : Catherine CLEMENT Bertrand LAVIER Myriam MARZOUKI
Archives diffusées :

  • ORLAN à la FIAC sur Antenne 2 le 30/11/1977.

  • Claude DUBOIS, "Le blues du businessman" tiré de la comédie musicale Starmania .

2ème partie : Grand entretien avec Rithy PANH.
Cela fait trente ans qu’il travaille inlassablement à établir la vérité et à la comprendre. Trente ans depuis que les siens et un quart de son peuple ont été littéralement éliminés par le régime khmer rouge. Il avait 13 ans en 1975, aujourd’hui il en 47.

Rithy PANH
Rithy PANH Crédits : Sarah Cuvelier - Radio France

On lui doit des films magistraux, de Cambodge entre guerre et paix en 1992 à S21 la machine de mort khmère rouge en 2002 en passant par Les gens de la rizière et Un soir après la guerre .

Il publie aujourd’hui un livre, à la fois témoignage, récit et document sur ce que fut le Kampuchea démocratique, véritable entreprise de destruction de 1975 à 1979. Ce livre, L’élimination , s’accompagne d’un film qui a été diffusé sur France 3 avant-hier et qui sortira au cinéma mercredi prochain : Duch, le maître des forges de l’enfer .

Ce livre et ce film constituent en tous points des monuments pour l’histoire humaine, sur la transformation d’un homme en criminel de masse, et peut-être même sur le mal. Rithy Panh nous offre une œuvre de la même ampleur que Si c’est un homme de Primo Levi et Shoah de Claude Lanzmann sur le génocide des juifs pendant la deuxième guerre mondiale.

L’élimination qui sort aujourd’hui aux éditions Grasset est d’abord le récit de sa confrontation avec Kaing Guek Eav, dit Duch, secrétaire général de l’Angkar (le parti du Kampuchea démocratique). Sous le régime des khmers rouges, il fut le directeur du S21, ancien lycée de Phnom Penh transformé en prison, centre de torture et de mort pendant quatre ans. A ce titre, il est directement responsable de la mort d’au moins 12 380 personnes.

Archives diffusées :

  • "Chanson du fleuve" (paris version), titre tiré de la bande original du film Un soir après la guerre (1997) de Rithy PANH.

  • Lettre de Bophana tirée du film Bophana une tragédie cambodgienne de Rithy PANH.

  • "Child's play", titre tiré de la bande originale du film Un soir après la guerre (1997).

  • Dengue Fever, "Hummingbird".

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