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Daniel Craig dans James Bond : Mourir peut attendre et Mélanie Laurent dans "Tralala" d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu

Cinéma : le nouveau James Bond "Mourir peut attendre" et "Tralala" des frères Larrieu

26 min
À retrouver dans l'émission

Cette semaine, nos critiques ont vu pour nous deux films : « Tralala » d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu et « James Bond : Mourir peut attendre » de Cary Joji Fukunaga . Découvrez leurs avis...

Daniel Craig dans James Bond : Mourir peut attendre et Mélanie Laurent dans "Tralala" d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu
Daniel Craig dans James Bond : Mourir peut attendre et Mélanie Laurent dans "Tralala" d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu Crédits : 021 DANJAQ, LLC AND MGM // Pyramide Distribution

La Grande Table Critique : chaque vendredi, une poignée de critiques passionnés échangent et se disputent autour de films, de livres, d’expositions, de disques, de bande-dessinées, etc... On y parle de l’actualité culturelle avec enthousiasme et contradiction. 

Au sommaire de cette première partie d'émission, deux films à voir en salles : « Tralala » d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu et « James Bond : Mourir peut attendre » de Cary Joji Fukunaga .  

Pour en parler, aux côtés de Lucile Commeaux : Charlotte Garson, rédactrice en chef adjointe des Cahiers du cinéma  et Théo Ribeton, chef de rubrique culture chez Stylist et critique aux Inrocks 

🎥   -   « Tralala » d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu  

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Le film :

Tralala, la quarantaine, chanteur dans les rues de Paris, croise un soir une jeune femme qui lui adresse un seul message avant de disparaitre : "Surtout ne soyez pas vous-même". Tralala a t-il rêvé ? Il quitte la capitale et finit par retrouver à Lourdes celle dont il est déjà amoureux. Elle ne se souvient plus de lui. Mais une émouvante sexagénaire croit reconnaître en Tralala son propre fils, Pat, disparu vingt ans avant aux Etats-Unis. Tralala décide d’endosser le "rôle". Il va se découvrir une nouvelle famille et trouver le génie qu’il n’a jamais eu. 

L’avis des critiques :

► ► ► Il est important de décoller du réel pour rentrer dans l'univers de la comédie musicale. Il faut que le moment où on bascule dans le numéro musical nous emporte vraiment. Arriver à ce pari est un énorme défi de mise en scène et, de ce point de vue, il me semble que le film est un peu enroué au début puis chemine par paliers vers la comédie musicale. Je n'étais pas entièrement sûre de vraiment décoller et au final, j’ai été complètement conquise. Les frères Larrieu, tout français qu'ils soient, jouent vraiment le jeu du genre. Charlotte Garson

► ► ► Les frères Larrieu sont intelligents et cinéphiles, ils se sont amusés à avoir un rapport réflexif et théorique au genre de la comédie musicale en la faisant advenir avec des situations de chant dans le récit qui évoluent petit à petit vers quelque chose qui va finir par ressembler à l'enchantement de la comédie musicale, mais à côté de ça, je déplore un manque d'inspiration musicale, un manque de cap. Toute la chanson française est ici convoquée (Philippe Katerine, Bertrand Belin, Etienne Daho, Renaud Létang, Jeanne Chéral, Dominique A…) pour un résultat assez inégal. [...] Les apparitions de Bertrand Belin sont assez incroyables, ils correspondent aux moments où la magie intervient où l'on bascule dans un autre monde et on est content quand l'enchantement arrive. […] L’histoire m’intéresse et finalement, je me suis demandé si je n'aurais pas préféré que ce film ne soit pas une comédie musicale. Théo Ribeton

  • Plus d’informations : « Tralala » d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu  - Avec : Mathieu Amalric, Josiane Balasko, Mélanie Thierry, Maïwenn, Bertrand Belin, Denis Lavant… // En salles le 6 octobre

🎥   -   James Bond «  Mourir peut attendre » de Cary Joji Fukunaga

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Le film :

Dans Mourir peut attendre, Bond a quitté les services secrets et coule des jours heureux en Jamaïque. Mais sa tranquillité est de courte durée car son vieil ami Felix Leiter de la CIA débarque pour solliciter son aide : il s'agit de sauver un scientifique qui vient d'être kidnappé. Mais la mission se révèle bien plus dangereuse que prévu et Bond se retrouve aux trousses d'un mystérieux ennemi détenant de redoutables armes technologiques… 

L’avis des critiques :

► ► ►J'ai l'impression d'avoir déjà vu ce film et c'était peut-être le précédent. En réalité, nous avons tous déjà vu ce film puisque les récits de héros vieillissants qui doivent partir à la retraite qu'on va rechercher pour leur proposer une dernière mission sont courants dans les films de "casse", ou ça me rappelle aussi des films de John Ford, « La charge héroïque » (1949) ou « She wore a yellow ribbon » (1949) avec John Wayne . Sauf que dans "Mourir peut attendre", on va chercher le héros, on nous fait croire qu'il va être remplacé par une femme, une espionne noire et finalement, ce qui ressort du film, c’est on veut bien donner des gages à l'époque mais qu'en réalité, rien ne vaut vieil espion britannique, blanc, un bon mâle viril, qui dès qu’on l’énerve sort tout un arsenal pour régler les problèmes. C'est assez problématique politiquement. Charlotte Garson

► ► ►Je suis un peu étonné de la manière dont a été accueilli ce film puisqu’on en fait un épisode historique de ce qui était considéré jusqu'ici comme l'emblème du blockbuster patriarcal au XXe siècle. J’aurais compris si le film avait été précédé de quarante aventures totalement au premier degré, ou dépourvu de toute réflexivité, mais c'est loin d'être la première fois que Bond pratique l'autocritique et le commentaire. C’est au contraire totalement constitutif de la manière dont on écrit depuis au moins les débuts de Pierce Brosnan dans "GoldenEye" et c'était déjà présent quasiment depuis le début, dès les premiers signes de vieillissement de Sean Connery dans "On ne vit que deux fois". Dans cet opus, il n'y a pas une différence de nature avec les épisodes qui précèdent, il y a une différence de degré. On assiste pendant tout le film à l'explosion de la bulle spéculative sur le James Bond méta au risque parfois de délaisser l’intrigue. Cet excès de méta m’a un peu lassé. […] Le film est assez virtuose dans sa mise en scène. Une  virtuosité un peu creuse par moment mais très élégante. Par exemple, le bassin toxique éclairés de néons pourrait être une installation d’Olafur Eliasson ou un court métrage d’ Apichatpong Weerasethakul. Théo Ribeton

  • Plus d’informations : _James Bond «  Mourir peut attendre »_de Cary Joji Fukunaga -Avec : Daniel Craig, Rami Malek, Léa Seydoux, Lashana Lynch, Ralph Fiennes, Christoph Waltz, Ben Whishaw, Naomie Harris…// En salles le 6 octobre

Pour aller plus loin : 

Intervenants
  • Rédactrice en chef adjointe des Cahiers du cinéma
  • Chef de rubrique culture au magazine Stylist et critique aux Inrocks
L'équipe
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