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Bintou Dembélé (chorégraphie), Clément Cogitore (mise en scène)

Bintou Dembélé, hip-hop galant

27 min
À retrouver dans l'émission

Elle a contribué à faire entrer le hip hop sur la scène de l'Opéra de Paris : Bintou Dembélé, chorégraphe, danseuse et directrice artistique, est notre invitée pour parler des "Indes Galantes" de Clément Cogitore (à l'Opéra Bastille, du 26 septembre au 15 octobre 2019).

Bintou Dembélé (chorégraphie), Clément Cogitore (mise en scène)
Bintou Dembélé (chorégraphie), Clément Cogitore (mise en scène) Crédits : E. Bauer / Opéra Bastille

Rendez-vous du 26 septembre au 15 octobre 2019 à l’opéra Bastille pour 12 représentations des Indes Galantes version Clément Cogitore, le réalisateur d’un court-métrage à l’origine de cette version bien particulière qu’il avait présentée à la 3e scène en 2017.

A l’époque déjà, Cogitore avait collaboré avec des danseurs de Krump, un style de danse apparu suite aux révoltes de Los Angeles de 1992, tout en virulence et en mimiques martiales, et qui fut notamment popularisé par le film Rize de David LaChapelle (2005). Avait également participé à cette version la chorégraphe et danseuse Bintou Dembélé, notre invitée aujourd’hui, créatrice et directrice artistique de la compagnie Rualité,  que l'on retrouve dans cette production. 

Il y a eu vraiment chez moi le besoin de faire  du spectateur un témoin plus que quelqu'un qui allait juste regarder et savourer.  
(Bintou Dembélé)

Artiste majeure issue du mouvement Hip Hop, Bintou Dembélé inscrit cette production dans un parcours marqué par le besoin d’explorer d’autres musiques à travers le medium danse, élargissant ses vues aux formes répétitives, minimalistes, cycliques, et à des compositeurs comme Philip Glass, Robert Fripp ou encore Doudou N’diaye Rose. Une ouverture qui se marie au désir d’altérité, central dans cette mise en scène des Indes Galantes mêlant des styles aussi riches que le hip-hop, le voguing, le wacking, le popping ou encore l’electro. 

Il y a l‘idée de rester dans nos habutus de composition : on aime improvisation, on aime instantané. Là, il fallait trouver une manière de conjuguer avec l’opéra-ballet qui a une forme beaucoup plus écrite.  
(Bintou Dembélé)

Celle qui a travaillé avec des artistes comme MC Solaar ou Grand Corps Malade développe aussi de nombreuses collaborations avec le monde de la recherche, notamment avec Sylvie Chalaye (anthropologue des représentations coloniales et historienne des arts du spectacle) et le laboratoire SeFea (Scènes Francophones et Écritures de l’Altérité). Son travail fait ainsi se rencontrer des danseurs issus de la street dance et des universitaires, entre autres personnalités, unis par un même désir d’explorer de nouvelles formes d’engagements dans la représentation.

J'ai évité le mot "corps de ballet", qui me semblait très étranger à ce qu'on pouvait être. Nous, on est des teams, des fame, des house. [...] Ça passait par le vocabulaire concret, mais il s'agissait aussi de faire asseoir, dans la composition et dans les solos, le fait que ça parte d'abord de nos récits, de nos gestes.  
(Bintou Dembélé)

En outre, à partir de 2020, Bintou Dembélé sera artiste associée aux Ateliers Médicis (Clichy-sous-Bois/Montfermeil), à la Carnegie-Mellon University (Pittsburgh) et au Columbia Reid Hall (Paris).

Extraits sonores : 

  • Clément Cogitore (Opéra national de Paris, 22/09/2017)
  • Les Indes Galantes de Clément Cogitore
  • Générique de l’émission H.IP H.O.P (TF1)

Bibliographie

Les Indes Galantes (Opéra Bastille) Bintou Dembélé (chorégraphie), Clément Cogitore (mise en scène)

Les Indes galantesOpéra Bastille , 2019

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