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Fresque du collectif Black Lines en hommage à George Floyd, à Nantes

Ces George Floyd sur nos murs

1h14
À retrouver dans l'émission

Aux Etats-Unis comme en France, fresques et graffitis fleurissent sur nos murs en hommage à George Floyd et Adama Traoré et participent aux luttes politiques. Quelle est la force contestataire du street art ?

Fresque du collectif Black Lines en hommage à George Floyd, à Nantes
Fresque du collectif Black Lines en hommage à George Floyd, à Nantes Crédits : Black Lines

Le 25 mai dernier, l’homme noir de 46 ans est plaqué au sol, le genou de l’agent sur le cou, la vidéo d’une passante saisira la phrase “I can’t breathe” et l’image du visage qui s’éteint, de l’homme devenu immobile... Depuis le visage ne cesse d’être ressuscité par la main des artistes, l’index appuyé, symbole d’une lutte pacifique, contre le racisme et les violences policières. Sur le mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie, deux Floyd peints par le palestinien Taqi Spateen,  sur celui de Nantes, la fresque du collectif Blacklines. Avec nous, Itvan Kébadian et Lask, graffeurs, membres et créateurs du collectif Black Lines nous expliquent le pourquoi de leur démarche artistique, et l'historien Nicolas-Martin Breteau, maître de conférence à l'université de Lille et chercheur sur la question du racisme aux Etats-Unis analyse le sombre fait divers à l'aune de l'Histoire. 

L'élection de Trump a été une contre révolution raciale, cherchant a montrer que l'Amérique est un pays de blancs. Nicolas-Martin Breteau

Black Lines est un cortège de tête d'artistes au service des luttes. Nous avons une couleur commune, le noir et blanc car notre message est commun : notre idée est de donner la parole à ceux qui ne l'ont pas. Itvan Kébadian

On a la sensation qu'on est davantage en phase avec le réel que d'autres artistes de rue. Nous repeignons le réel dans le réel. Itvan Kébadian

Notre idée est de créer un twitter, mais au lieu qu'il soit sur le réseaux sociaux, il est sur les murs. Itvan Kébadian

La société américaine est très violente socialement, et c'est la raison pour laquelle elle est très violente physiquement. Nicolas Martin-Breteau

Il y a tout un travail en France et ailleurs pour enlever la parole aux victimes. On les tue une fois, puis une seconde fois en tuant leur mémoire. C'est exactement ce qui s'est passé dans le cas d'Adama Traoré. Itvan Kébadian

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