LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Christian Boltanski devant une oeuvre de Max Ernst au Centre Pompidou, en 2019

Christian Boltanski et la plasticité du temps

28 min
À retrouver dans l'émission

Comment montrer ce qui n'est plus? Christian Boltanski propose une déambulation autour du souvenir, de la mémoire et de l'absence avec l'exposition "Faire son temps", présentée au Centre Pompidou (du 13 novembre 2019 au 16 mars 2020).

Christian Boltanski devant une oeuvre de Max Ernst au Centre Pompidou, en 2019
Christian Boltanski devant une oeuvre de Max Ernst au Centre Pompidou, en 2019 Crédits : Bertrand Rindoff Petroff - Getty

Christian Boltanski est de retour à Paris à l’occasion de la rétrospective "Faire son temps" que lui consacre le Centre Pompidou du 13 novembre 2019 au 16 mars 2020, trente-cinq ans après l’avoir exposé pour la première fois. Une escale pour l’artiste qui, après des rétrospectives à Shangaï, Jérusalem ou Tokyo, a un agenda rempli jusqu’en 2023.

Il y a dans la scénographie de cette exposition à la fois émouvante et sensorielle une volonté d’art total. Les images, les sons, les odeurs, les lumières et les spectateurs participent tous à leur façon d’une mise en scène qui a quelque chose de théâtral.

La beauté de l'art est que c'est comme une psychanalyse sauvage. C'est à dire que c'est en parlant de son malheur qu'on l'éloigne. Il y a au début de chaque vie d'artiste un trauma, et le fait de parler aux autres fait qu'on peut continuer à vivre, qu'on peut s'échapper de notre propre malheur qui serait terrible s'il restait en nous. Je pense que l'art guérit. Il crée une distance, devient de l'artifice : vous n'êtes plus malheureux, vous jouez, vous donnez à voir le malheur.                
(Christian Boltanski)

J'écoute France Culture a peu près toute la journée et, ce qui est merveilleux, c'est qu'on l'écoute sans l'écouter. On prend ce qu'on a besoin de prendre, un mot, une phrase. La beauté de la radio par rapport à la télévision, c'est qu'elle nous accompagne pendant qu'on fait autre chose. On a une occupation, il y a ces voix qui nous parlent, et on saisi ce qu'on a envie de saisir. J'ai beaucoup appris en écoutant la radio sans pouvoir dire que c'est une chose tout à fait précise, j'ai appris des bribes, des phrases qui me sont restées.                
(Christian Boltanski)

Boltanski est lecteur de Proust. Ce qu’il aime en lui, c’est que cette galerie de portraits d’individus singuliers renvoie aux connaissances singulières de chacun des lecteurs et qu’en en parlant, l’auteur de la Recherche du temps perdu parle de nous. Il essaie d’effectuer le même chemin, du particulier au collectif, dans son travail.

J'ai eu une enfance très heureuse et je pense que ce n'est pas forcément dans la normalité qu'on a une enfance heureuse, mais parfois dans l'anormalité. J'ai eu une enfance libre, je sortais très peu, j'étais enfermé, et c'était un grand bonheur d'être enfermé, je pouvais passer des heures à regarder par la fenêtre.    
(Christian Boltanski)

Extrait sonores:

  • Extrait du long-métrage "Le Septième Sceau" (Det sjunde inseglet), un film suédois d'Ingmar Bergman, sorti en 1957, un film référence pour Boltanski. 
  • Extrait d'une émission du 15/11/1969 diffusée sue France Culture. 
  • « In-good-faith » par Bonnie-Prince-Billy, extrait de l'album "I Made A Place".
  • Extrait d'une interview de Francis Bacon diffusée le 2 juillet 1964 dans "Continents sans visa" sur RTS.
Intervenants
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......