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La Vérité d’Hirokazu Kore-Eda

Eric Gautier, chef op’ : sa Vérité

28 min
À retrouver dans l'émission

Il a travaillé pour Desplechin, Resnais, Assayas, Walter Salles, Ang Lee… Portrait du chef opérateur Eric Gautier à l'occasion de la sortie de "La Vérité" de Kore-Eda (en salle le 25 décembre).

La Vérité d’Hirokazu Kore-Eda
La Vérité d’Hirokazu Kore-Eda Crédits : Rinko

A l’occasion de la sortie en salle de La Vérité d’Hirokazu Kore-Eda, rendez-vous avec Eric Gautier, l’un des chef opérateurs les plus demandés. Desplechin, Resnais, Assayas, Leos Carax, Chéreau, Costa-Gavras, Ruiz, Sean Penn, Ang Lee, Walter Salles, Jia Zhangke, Amos Gitaï, Kore-Eda… il a su construire une carrière dans un cinéma indépendant à la fois français et international.  

Avec Kore-Eda, on se faisait beaucoup de langage des signes, ce qui marchait très bien. Je lui avais demandé qu’il me fasse des petits dessins, pourtant je déteste les storyboard, avec de l’aquarelle. Il mettait ses dessins en regard du texte. Sur tous les films il faut inventer un nouveau langage.        
(Eric Gautier)

Le film La Vérité de Kore-Eda, qui ouvrait la Mostra de Venise cette année et dont il est le chef opérateur, sort ce mercredi 25 décembre en salle. Y figurent Catherine Deneuve, Juliette Binoche ou encore Ethan Hawks. Kore-Eda avait obtenu la palme d’or en 2018 avec son précédent film, Une affaire de famille. En outre, Manon Clavel, qui tient le rôle d’Amy, est nommée pour les Révélations des Césars 2020 qui se tiendront en février prochain. 

Dans le cinéma, un peu comme dans le jazz, on peut improviser, on peut mélanger un suédois, un français, un japonais, ils vont très vite se comprendre sans la langue. Je suis un peu comme un arrangeur, il s’agit de faire sonner des timbres qui vont porter la partition principale. Mon métier est d’accompagner. Il faut être au service, très humble, très modeste.        
(Eric Gautier)

Kore-Eda n’a eu de cesse, lors de ses derniers long-métrages (Tel père, tel fils (2013), Notre petite sœur (2015), Après la tempête (2016)…), d’explorer les méandres de familles qui souvent paraissent a priori exemptes de soucis, jusqu’à ce qu’un événement fasse chavirer ces certitudes et laisse place, souvent, à des règlements de compte, pour des fins très largement positives. 

La Vérité est son premier long-métrage étranger - tourné en langue française et en France, - mais il traite toujours de la thématique des relations familiales : c’est l’histoire de Lumir, scénariste à New York, fille d’une icône du cinéma, Fabienne, dont la publication des mémoires incite Lumir et les siens à revenir dans la maison de son enfance. Les retrouvailles tournent à la confrontation, entre vérités cachées, rancunes inavouées et amours impossibles. Fabienne est alors en plein tournage d’un film de science-fiction où elle incarne la fille âgée d’une mère éternellement jeune : Réalité et fiction se confondent pour obliger mère et fille à se retrouver...

L’âge des actrices est quelque chose de tabou dans le cinéma. Et cela retombe sur le chef opérateur. Moi, je voulais vraiment que l’on sente leur âge, parce que c’est important pour le film, mais que ce soit très doux. Si je fais le cadre, c’est pour être très près des acteurs, je tiens à cette complicité.        
(Eric Gautier)

Extraits sonores : 

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