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Le spectacle crowd

Gisèle Vienne danse avec la foule

29 min
À retrouver dans l'émission

Comment exister au milieu de la fête? Gisèle Vienne, chorégraphe et plasticienne, reprend son spectacle "Crowd" à Nanterre puis en tournée où elle questionne, dans le décor d'une "rave party", le corps, la catharsis, la violence et la sensualité.

Le spectacle crowd
Le spectacle crowd Crédits : Estelle Hanania

La chorégraphe Gisèle Vienne reprend le spectacle Crowdoù elle pose les questions du désir, de la violence, des sentiments exacerbés par une expérience non-simulée mais vécue par des mouvements ralentis, découpés, saccadés, et une exploration du rituel collectif.  Son théâtre est empreint d’érotisme, de fantasme, de simulacres, d’horreur, de violence et de rituels macabres.

La danse et la musique sont peut être la colonne vertébrale de la fête . Ils permettent de manière extraordinaire de dialoguer avec ce corps qui est souvent relégué au second rang de la pensée.            
(Gisèle Vienne)

Sa formation à la fois de marionnettiste ou encore de plasticienne, sa fascination pour le théâtre de Nô, font de ses spectacles un matériel hybride et étrange. Il s’agit d’un spectacle de danse qui est en même temps du théâtre, mais un théâtre qui n’est pas du jeu pour une transe qui ne comporte pas de drogue.

A l'origine, j'ai travaillé sur Le Sacre du printemps dont on a gardé beaucoup de rituels archaïques que l'on peut retrouver à travers le monde.            
(Gisèle Vienne)

Cela questionne la place essentielle de la fête dans la société occidentale. Elle est marginalisée, mais on voit bien dans les cultures musicales alternatives que l'on cherche quelque chose de beaucoup plus profond : il y a une recherche de soi, d'émotions exacerbées, une quête d'abandon. Je pense qu'on trouve là des recherches d'expériences individuelles et partagées qui touchent à des questions essentielles.            
(Gisèle Vienne)

Les comédiens ne jouent pas pour les spectateurs; ils ne sont pas en représentation mais dans une conscience de soi et du présent exacerbées, ce qui leur donne une présence très singulière. Au moment de la conception du spectacle et du travail avec les comédiens, Gisèle Vienne s’est beaucoup focalisée sur le travail de méditation, sur la recherche du lâcher-prise, qui permet un certain type d’état d’être et de présence absolue au plateau.. On se demande dans quelle mesure les gestes et attitudes de chacun des comédiens répondent à des propositions personnelles ou à des indications de la chorégraphe.

Adèle Haenel touche des questions essentielles en tant que femme. Le rapport culturel au corps des femmes, comment nous avons grandi et appris à nous taire, comment cette culture est intégrée physiquement... Le fait qu'Adèle parle aujourd'hui révèle le temps qu'il faut à nos corps avant de parler. Pourquoi nous faut-il tellement de temps avant de réussir à écouter nos corps? C'est absurde. Pourquoi n'apprend-on pas à nos corps à s'exprimer? Pourquoi, dans les écoles de danse, apprend-t-on à se soumettre à une autorité supérieure plutôt qu'à s'écouter et à rentrer dans un dialogue avec le chorégraphe?            
(Gisèle Vienne) 

Extraits sonores:

  • La fête – Aurélien Bellanger – mai 2017 – Les Nouvelles Vagues, France Culture
  • Georges Bataille : la pratique de la joie devant la mortNuits magnétiques France Culture
  • THE TEMPTATIONS – Gonna Keep On Tryin’ Till I Win Your Love
  • Manuel Göttsching (Extrait musical du spectacle "Crowd")
Intervenants
L'équipe
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