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Deux visiteurs devant l'oeuvre "Monochrome Yellow" (2017) de l'artiste Anish Kapoor, à la galerie Kamel Mennour de la Art Basel 2017
Épisode 4 :

Les artistes imaginent le monde d'après

28 min
À retrouver dans l'émission

Quel(s) futur(s) pour les artistes et les galeries dans le monde de demain? On en parle avec le galeriste Kamel Mennour et le photographe Mohamed Bourouissa.

Deux visiteurs devant l'oeuvre "Monochrome Yellow" (2017) de l'artiste Anish Kapoor, à la galerie Kamel Mennour de la Art Basel 2017
Deux visiteurs devant l'oeuvre "Monochrome Yellow" (2017) de l'artiste Anish Kapoor, à la galerie Kamel Mennour de la Art Basel 2017 Crédits : Fabrice COFFRINI / AFP - AFP

Kamel Mennour a ouvert sa première galerie à Paris en 1999, rue Mazarine. Il possède aujourd’hui trois galeries à Paris et une autre à Londre. Il représente une quarantaine d’artistes internationaux, parmi lesquels Mohamed Bourouissa, mais aussi Daniel Buren, Camille Henrot, Huang Yong Ping, Anish Kapoor, Claude Lévêque ou encore Tatiana Trouvé

Mohamed Bourouissa est photographe et artiste plasticien. Prix Voies Off à Arles en 2007 pour sa série de photos Périphérique, finaliste du Prix Marcel Duchamp en 2018, il compte aujourd’hui parmi les artistes les plus dynamiques et les plus en vue de sa génération. 

Depuis le 23 mai, la galerie Mennour rue Saint-André des Arts (VIème arondissement de Paris) propose une exposition d'un nouveau genre. Ce dernier a invité ses artistes et des enfants d'âges divers à dessiner autour du thème : "Et pour toi, c'est quoi le monde d'après?". Chaque dessin y est vendu à un prix unique (100 euros) et les bénéfices sont redistribués à la Fondation Abbé Pierre et à l'hôpital Necker

C'est une exposition qui est née pendant le confinement. J'ai eu le sentiment que nous étions tous sur la même ligne, vulnérables par rapport à ce traumatisme, et j'ai eu envie d'inviter des enfant. Mais il fallait inviter tous les enfants. Picasso disait la difficulté de rester enfant quand on était adulte.
(Kamel Mennour)

La crise sanitaire, et la crise économique qui en découle, impactent fortement le marché de l'art et les artistes. Elles mettent en lumière certaines fragilités du milieu et poussent ses acteurs à repenser certaines de leurs pratiques. 

Les galeries sont vouées à aider les artistes à vivre, à poursuivre leur démarche. Mais il y avait une chose qu'on avait peut-être mise de côté, c'est que l'artiste est au centre. L'artiste devenait une figure de second plan, le dialogue était un peu interrompu, mais il est en train de reprendre. (Mohamed Bourouissa) 

Face à cet évènement total qui touche l'ensemble de la société, une certitude : que l'artiste est nécessaire pour penser le monde, pour l'interroger et pour en proposer de nouveaux. 

Tout le monde est fragilisé, consterné. Par contre, ce que je sais, c'est que les fenêtres vers des possibles viendront de projets d'artistes.(...) Des choses sont en train d'arriver, et c'est très intéressant de voir des artistes dans ces périodes de fêlure, de séisme, proposer des projets extrêmement intéressants parce qu'ils sont contextualisés par rapport à une situation.
(Kamel Mennour) 

Extrait sonore: 

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