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L'exposition "Moderne Maharadjah"

Le maharajah des arts décos

27 min
À retrouver dans l'émission

Raphaèle Billé et Louise Curtis, commissaires de l’exposition Moderne Maharajah, un mécène des années 1930 au Musée des Arts Décoratifs jusqu’au 12 janvier, sont les invitées de "la Grande table".

L'exposition "Moderne Maharadjah"
L'exposition "Moderne Maharadjah" Crédits : STEPHANE DE SAKUTIN - AFP

Raphaèle Billé et de Louise Curtis sont co-commissaires de l’exposition « Moderne Maharadjah et assistantes de conservation au MAD. Du 26 septembre 2019 au 12 janvier 2020, le Musée des Arts Décoratifs propose, dans sa nef, de revisiter la figure de mécène iconique du Maharajah d’Indore, personnalité avant-gardiste du milieu culturel indien et européen des années 1920-1930, qui crée, en Inde, un univers moderne surprenant et visionnaire. 

Il y a dans les photographies de Man Ray quelque chose de très intime et très moderne à la fois, il souhaitait être représenté ainsi : de façon très avant-gardiste. Il pouvait se permettre cette liberté car Man Ray les photographiait pour un usage intime.  Le maharadjah avait une idée très précise de ce qu’il voulait et les choix artistiques ne pouvaient être faits sans son accord profond.              
(Raphaèle Billé)

La spécificité de ce personnage surprenant est d’avoir été confronté (de par la colonisation britannique et ses études en Angleterre) à une double culture, à la fois indienne et anglaise. Cela a donné une esthétique métissée à un certain nombre des pièces présentées dans l’exposition. Par exemple, la célèbre chaise longue basculante de Le Corbusier, Charlotte Perriand et Pierre Jeanneret est, dans son palais, accompagnée d’une peau de léopard pour la couvrir. Ainsi, le maharadjah marie modernisme occidental et tradition locale.

Il visite le studio de Jacques Doucet grâce à Henri Pierre Roché  où la modernité était mise en avant. Il a certainement été très inspiré et eu envie de faire un peu la même chose. C’était une volonté d’être moderne dans tous les éléments du décor.              
(Raphaèle Billé) 

Le maharadjah et la maharani s’avèrent ne pas être des mécènes comme les autres. C’est un rôle de mécène indirect, ils investissent pour leur collection personnelle mais sont parmi les rares grands commanditaires de cette époque comme cette exposition ne manque pas de le souligner

Man Ray était un artiste subversif et révolutionnaire, il voulait renverser les normes instituées tout en étant un portraitiste en vogue. On le voit dans ces photos avec la maharani, ils posent à la fois de façon assez conventionnelle et, en même temps, de façon beaucoup plus audacieuse.              
(Lousie Curtis)

L'esquisse de la collaboration avec Brancusi donne à penser que son œuvre aurait eu une place centrale dans les intérieurs du maharajah si celui-ci n'avait pas brutalement abandonné un certain nombre de ses projets après le décès de la maharani.

C’était un véritable travail de recherche de retracer toutes ces pièces qui étaient dans différentes collections à travers le monde. C’est une exposition à tiroir ou l’on ne cesse de découvrir de nouvelles choses donc c’est peut-être le début d’une nouvelle recherche.              
(Louise Curtis) 

Extraits sonores:

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