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"Un mouvement perpétuel", photographie issue de l'exposition Le grand ordonnateur et autres nouvelles des prisons

Entre quatre murs

1h14
À retrouver dans l'émission

A quoi ressemble la vie entre les murs ? Désireux de s'éloigner des stéréotypes sur la prison, Maxence Rifflet joue avec les formes et la photographie pour faire émerger l'espace et le corps dans l'univers carcéral. Avec Maxence Rifflet, photographe, et Delphine Boesel, présidente de l'OIP.

"Un mouvement perpétuel", photographie issue de l'exposition Le grand ordonnateur et autres nouvelles des prisons
"Un mouvement perpétuel", photographie issue de l'exposition Le grand ordonnateur et autres nouvelles des prisons Crédits : Maxence Rifflet

Maxence Rifflet, photographe expose au Centre d'Art de GwynZegal ses photographies qui visent à représenter le plus fidèlement possible l'expérience de la vie en prison. Au delà de la simple représentation, il joue avec les espaces et la forme, remettant en perspective sa pratique même de la photographie. 

Une des questions c'était l'analogie entre cadrer et enfermer. [...] La photographie peut être une mise en boite absolument insupportable. En prison, ce problème devient particulièrement criant.
Maxence Rifflet

Il y a une deuxième étape de travail en atelier qui consiste à essayer de donner une forme à cette image qui devient un objet, et d'essayer de retranscrire dans l'objet ce mouvement.
Maxence Rifflet

La période du confinement a vu les prisons se vider : sans pour autant être libérés, de nombreux détenus ont eu des peines alternatives à la détention. Delphine Boesel, présidente de l'Observatoire International des Prisons revient sur cet événement et sur les conséquences à en tirer.

Cela montre que c'est possible, il faut se saisir de ce qui a été fait pendant cette période pour réfléchir et se dire que les courtes peines de prisons n'ont pas leur place en détention et qu'on peut permettre des alternatives et des aménagements de peine. Delphine Boesel

La prison ne peut pas être une fin en soi. Telle qu'elle est conçue aujourd'hui, elle ne fonctionne pas. Elle n'apporte, dans sa conception globale, pas les réponses qu'on n'en attend. Au contraire, elle devrait être limitée à un certain nombre de personnes. C'est aussi cette sur-pénalisation de la société qui fait qu'il faut des réponses pénales au moindre comportement, et qu'on dévie vers la sur-incarcération et le sur-enfermement.      
Delphine Boesel

Chroniques

13H50
9 min

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