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Soirée de divertissement "Al-Khashshâba"

Musiques d'Orient. Garder la mémoire

1h13
À retrouver dans l'émission

La fondation AMAR et le MuCEM nous invitent à un voyage sonore et historique sur les traces des musiques classiques arabes, traditions qui résonnent encore ... avec Tarek Abdallah, oudiste et musicologue accompagné d'Adel Shams El Din, puis Souad Massi.

Soirée de divertissement "Al-Khashshâba"
Soirée de divertissement "Al-Khashshâba" Crédits : crédits : Fondation AMAR / Mucem

La fondation AMAR est née en 2009 après l'acquisition par l'homme d'affaire et mélomane Kamal Kassar d'une colossale collection d'enregistrements de musiques orientales. Ces enregistrements, sous forme de cylindres ou de 78 tours, datent des premières campagnes des compagnies de disques menées au Maghreb et dans les pays du Golfe à partir de 1903. Tarek Abdallah nous explique l'impact de cette évolution technique sur les pratiques musicales du début du XXe siècle.

On a commencé à enregistrer les grandes voix, qu’il s’agisse de musique savante, populaire ou religieuse. Au fur et à mesure, ça a aussi transformé la musique elle-même puisque le disque impose des contraintes. Par exemple, on ne pouvait enregistrer que trois à quatre minutes pour une face tandis que la tradition de la musique savante était basée sur ce qu’on appelle en Egypte la suite, la wasla, qui durait de trentes minutes à une heure. Le format du disque n'était pas adapté à tout enregistrer : ça a conduit à morceler la suite musicale, à donner des formats assez compacts pour faire entrer un morceau qui dure d'habitude vingt à vingt-cinq 25 minutes. Tarek Abdallah 

L'exposition propose aussi des témoignages vidéos, filmés de 2016 à 2019, de traditions musicales actuelles mais menacées pour des raisons démographiques, politiques ou religieuses. 

Al-Bahrî est le chant de la mer, le chant des marins au Koweït, qui est menacé à cause des changements dans la société. C’était un chant de travail ; avec le pétrole on a abandonné le travail de la mer. La musique n'est plus conservée que par de petites minorités. Tarek Abdallah

Nous recevons en deuxième partie la chanteuse franco-algérienne Souad Massi, connue pour ses mélanges entre le chaâbi et le style folk. Elle nous parle de son dernier album intitulé Oumniya, et de son engagement artistique et politique vis-à-vis de la situation en Algérie. 

Dans mon dernier album je me suis un peu plus dévoile et j'ai dépassé mes barrières car je me suis exprimée plus franchement en ce qui concerne certains sujets politiques. J'ai pris un peu plus de temps pour oser dans l'écriture. (…) En ce moment je suis en colère vis-à-vis e ce qui se passe dans le monde et en Algérie. La justice algérienne a condamné le journaliste Khaled Drareni parce qu'il a simplement exercé son métier de journaliste. Je demande sa libération et celle de tous les détenus d'opinion en Algérie. Souad Massi

Souad Massi interprète pour nous une de ses chansons, Le Bien et le Mal, en référence au journaliste Khaled Drareni condamné ce lundi 10 août à trois ans de prison ferme, pour avoir couvert une manifestation du Hirak. 

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