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Roméo Castellucci

Romeo Castellucci, maître de cérémonie

26 min
À retrouver dans l'émission

Le metteur en scène italien Romeo Castellucci, figure du théâtre européen, bouscule une fois de plus : dans "La Vita Nuova", il interroge le sens de la vie, de l’art, du geste ou de la geste artistique. A La Grande Halle de la Villette du 19 au 24 novembre 2019 dans le cadre du Festival d’Automne.

Roméo Castellucci
Roméo Castellucci Crédits : Joël Saget - AFP

Romeo Castellucci nous parle de La Vita Nuova, reprise à La Grande Halle de la Villette du 19 au 24 novembre 2019 dans le cadre du Festival d’Automne à Paris.

Un spectacle créé le 28 novembre 2018 à Kanal-Centre Pompidou (Bruxelles). Romeo Castellucci y clôturait sa carte blanche à Bruxelles, à l’invitation de La Monnaie, de Bozar et de Kanal, avec cette création in situ. A l’origine de ce spectacle, explique-t-il, la vision il y a quelques années d’images d’artisanat africain d’une rare qualité. "Face à la puissance formelle inouïe de ces artefacts, dit-il, j’ai éprouvé un sentiment de libération et d’indépendance. De futur"

J'ai imaginé un espace "trouvé" dans l'urgence, un espace trouvé par hasard, dirait-on. C'est d'abord une caverne : le garage, c'est toujours l'idée d'une pièce avec une simple fenêtre. Il y a des moteurs qui dorment, [...] qui inspirent donc une énergie tenue, cachée. [....] Ce lieu est métaphorique de ces hommes qui vont fonder un nouvelle vie.  
(Romeo Castellucci)

Créé dans les espaces de l’ancien garage Citroën à Bruxelles, La Vita Nuova se déroule sur le béton, dans la poussière d’un ancien parking. Une performance à cinq comédiens, dans un sous-sol transformé en parking. Un espace qui joue un rôle à part entière et qui favorise la rencontre des personnages, "bergers des voitures endormies". A la Villette, l’importance du lieu comme fantôme demeure, bien que se soit perdue, explique le metteur en scène, la mémoire des anciens abattoirs parisiens.

En outre, le paysage de voitures renversées, qui renvoie, concède-t-il, à une forme de liturgie, étend l’idée stéréotypique de révolte à la réalité entière : "Renverser des voitures ne signifie pas rompre l’ordre des choses, mais plutôt en pervertir l’usage, utiliser autrement ce qui existe déjà pour opposer des limites à l’absolutisme de la réalité". Les sons et les images évoquent alors d’autres possibles : les voitures deviennent un troupeau de moutons, les klaxons résonnent comme la voix des morts. 

A un certain moment arrive une sorte de serment, de discours à propos des combats entre l'art et l'artisanat. D'une certaine façon, c'est une description enfantine, simple, de la manière dont on peut transformer la vie quotidienne en quelque chose digne d'être vécu, principalement à travers l'ornement, la décoration, qui peut améliorer la pauvre vie quotidienne.  
(Romeo Castellucci)

Artiste et artisan, Romeo Castelluci trouve une nouvelle manière d’"habiter" dans cette œuvre dont le titre pourrait faire référence à La Vita Nuova de Dante, probablement sa première œuvre.

Extraits sonores : 

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