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Roschdy Zem

Roschdy Zem, fidèle à lui-même

27 min
À retrouver dans l'émission

Comédien et réalisateur, Roschdy Zem a joué dans plus de quatre-vingt-dix films et séries. Il est à l’affiche de Trahisons de Harold Pinter mis en scène par Michel Fau au Théâtre de la Madeleine (jusqu’au 14 mars) et dans le film La fille au bracelet de Stéphane Demoustier (en salles le 12 février).

Roschdy Zem
Roschdy Zem Crédits : Stéphane Cardinale / Corbis - Getty

Devant et derrière la caméra, il est partout (cinéma, télévision, théâtre). Persona non grata, son cinquième film en tant que réalisateur, est sorti en juillet dernier. Depuis, on l’a vu en flic humaniste à la John Ford dans Roubaix une lumière d’Arnaud Desplechin, en Président de la république pour la série de Canal Les sauvages de Rebecca Zlotowski. Lui qui a commencé à la fin des années 1980 dans des rôles de dealer (N’oublie pas que tu vas mourir), d’immigré ou de flic développe peu à peu une palette de rôles de plus en plus riche et complexe.

J'ai beaucoup joué des personnages à contre-emploi dans ma carrière et aujourd'hui je joue davantage des personnages qui me ressemblent, avec leurs failles. (…) J'ai souvent était sollicité pour jouer des personnages solides, et en jouant Jerry au théâtre avec toute sa fragilité et ses failles j'ai l'impression de franchir un cap dans ma carrière.              
(Roschdy Zem)

Roschdy Zem est un des rares acteurs du cinéma français à avoir fondé son jeu d’acteur sur l’économie de jeu et la « simple » présence du corps. Il semble avoir une grande conscience de la gestuelle minimaliste et des silences. Dans N'oublie pas que tu vas mourir de Xavier Beauvois, il donne une leçon à Beauvois sur la meilleure manière de se faire un shoot d'héroïne, et nous emporte dans sa description de toxicomane avec une conviction rare. De même dans son rôle de père vénéneux qui convoie le cadavre dans sa voiture dans Ceux qui m'aiment prendront le train de Patrice Chéreau.

Je ne sais jamais comment je vais aborder un rôle. Je crois que chaque projet est une nouvelle façon de formater un personnage.  Je me méfie de moi, de ma capacité à m'impliquer physiquement et mentalement sur un projet. Je n'ai pas de méthode (…) J'ai besoin de me surprendre.              
(Roschdy Zem)

Il faut essayer de trouver une harmonie entre ce que vous êtes et ce que vous devez interpréter (…) Il faut trouver son unicité, on est tous unique, et c'est ce qui va vous définir et faire qu'un réalisateur aura envie de travailler avec vous. Le plus dur aujourd'hui pour un jeune acteur c'est de trouver ce qui le rend unique, et on l'est tous.              
(Roschdy Zem)

A l'affiche de _La Fille au bracelet ,de Stéphane Demoustier (Le Pacte, 2020), il est également sur les planches du Théâtre de la Madeleine, pour interpréter "Trahisons_" d'Harold Pinter. Le comédien y est au cœur d'une intrigue triangulaire où trois amis se déchirent d'une énigmatique façon.

Ce qui est formidable chez Pinter c'est qu'il arrive à  mettre en abyme la banalité, et que les personnages trouvent leur confort dans cette banalité.               
(Roschdy Zem)

Pour moi être vrai en tant qu'acteur c'est comme une note de musique […] ça n'existe pas l'interprétation parfaite mais il y a un état, certains soirs, où on flirte avec le parfait et on est dans l'authenticité, mais comment l'obtenir ? pour moi cela reste un mystère.(Roschdy Zem)

Extraits sonores : 

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