LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
 George C. Beresford irginia Woolf et Leslie Stephen

Virginia avant Woolf

27 min
À retrouver dans l'émission

Emmanuelle Favier, autrice de "Virginia" (Albin Michel, août 2019), une biographie romancée de l’enfance et de l’adolescence de Virginia Woolf, évoque avec Charles Dantzig, romancier et essayiste, le destin hors-norme de cette écrivaine anglaise désormais iconique.

 George C. Beresford irginia Woolf et Leslie Stephen
George C. Beresford irginia Woolf et Leslie Stephen Crédits : George C. Beresford - Getty

Dans un texte poétique conçu comme un roman, Emmanuelle Favier revient sur les premières années de Virginia avant qu’elle ne devienne Woolf et travaille à cerner ce qui déjà, chez l’enfant, balbutie de l’immense écrivaine qui naîtra des années plus tard. Elle est accompagnée par Charles Dantzig, lui aussi amoureux de Virginia Woolf, à qui il accorde une notice et plusieurs références dans son Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale.

La rencontre avec Virginia Woolf s'est faite tardivement. J'avais un panthéon littéraire très masculin. J'ai eu besoin d'être moi-même romancière pour rencontrer cette romancière si géniale et de faire un bout de chemin avec la jeune Virginia Stephens.                  
(Emmanuelle Favier)

Emmanuelle Favier travaille les premiers clichés de Virginia Woolf de la National portrait Gallery et s’efforce de leur donner vie. Virginia est décrite avec une sensibilité rare et d’évidentes dispositions pour l’écriture, mais l’époque apparaît comme le frein principal à l’expression de son talent.

En tant qu'écrivaine femme, on a, avec Virginia Woolf, l'image d'une grande soeur qui nous accompagne sur le chemin de l'écriture. Il y a une proximité qu'on peut trouver dans sa littérature et le sentiment qu'elle s'adresse à nous, à notre oreille.                  
(Virginia Woolf)

Le XIXe siècle était un siècle velu, un siècle d'hommes qui a produit beaucoup de littérature masculine et très peu de littérature féminine. Je ne peux pas parler au nom des femmes mais elle parle particulièrement aux femmes d'aujourd'hui parce qu'elle a traversé des violence avec grâce et en montrant qu'on peut réagir.                  
(Charles Dantzig)

Virginia témoigne d’une acuité sur le monde qui l’entoure, ce qui constitue une violence mais qui, sous la plume d’Emmanuelle Favier, en fait une écrivaine en puissance dès sa prime enfance.

Comment on se dépasse, on s'approprie, on alchimise toutes ces souffrances, ces deuils, ces incestes. L'écriture apparaît très tôt comme un mécanisme de survie. Le fait que son père lui ouvre sa bibliothèque sans lui autoriser l'instruction lui permet de développer un style très personnel. Ça a été une très grande frustration mais, finalement, elle a été sauvée de l'université.                  
(Emmanuelle Favier)

Emmanuelle Favier et Charles Dantzig utilisent tous deux l’image de l’eau, la métaphore aquatique, pour décrire l’écriture et les souffrances de Virginia Woolf.

Quand on entre dans Virginia Woolf, c'est une plongée dans un monde aquatique où le temps est aboli.                  
(Charles Dantzig)

Extraits sonores: 

  • Extrait d'une interview de Virginia Woolf
Intervenants
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......