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Elsa Sahal, Fontaine 2012

Voyage à Nantes

1h13
À retrouver dans l'émission

A l'occasion de la neuvième édition du Voyage à Nantes, qui se déroule jusqu'au 27 septembre 2020, nous recevons quatre artistes qui participent à la manifestation : Stéphane Thidet, Vincent Olivet, et le duo formé par Martine Feipel et Jean Béchameil.

Elsa Sahal, Fontaine 2012
Elsa Sahal, Fontaine 2012 Crédits : DENIS AMON

Le Voyage à Nantes, c'est un parcours d’art contemporain qui traverse la ville, jalonné de bons génies à gris-gris, de lit aquatique, de statues féminines remplissant des bassins. La ville de Nantes livre l’espace public aux artistes, libres d’intervenir, de poser leur imaginaire sur l’histoire des lieux et des murs, un voyage qui, en retour, place les oeuvres à portée de mains des habitants et visiteurs. On eut y voir un rideau d’eau transformer le théâtre Graslin en cascade, le temple du goût se recouvrir de tartines-étagères, de balais à perruque, ou encore, les robots de la Hab galerie suivre de près une partition. Leurs créateurs sont aujourd’hui autour de la grande table : Stéphane Thidet, Vincent Olinet, Martine Feipel et Jean Bechameil. 

"Rideau", place Graslin, voyage à Nantes 2020
"Rideau", place Graslin, voyage à Nantes 2020 Crédits : Stéphane Thidet

Quand on m'a proposé le théâtre Graslin, j'ai très vite souhaité me mettre en relation  avec cette idée du spectacle, de la scène, et plutôt que d'essayer de considérer ce qui se passe à l'intérieur du théâtre, j'ai voulu le faire glisser, le faire sortir, et que l'architecture du théâtre devienne elle-même scène. Ainsi la place devient amphithéâtre. Donc, j'ai souhaité proposer une sorte de grande cascade d'eau, qui s'écoule de la toiture du théâtre, et qui frappe des escaliers du théâtre dans un certain fracas.  Stéphane Thidet

Je tiens beaucoup dans mon travail à ce que les œuvres se débordent un peu d'elles-mêmes, qu'elles ne soient pas juste à une certaine distance, mais qu'elles soient aussi une sorte de respiration, de transpiration. Il y a non seulement ce que l'on voit, mais aussi ce que l'on ressent. Il était important pour moi que l'on puisse aller derrière la cascade. Une des origines du projet, c'est cette légende qui raconte que les trésors se cachent souvent derrière les cascades d'eau : c'était important pour moi de considérer le théâtre de cette manière-là. Stéphane Thidet

"Pas encore mon histoire", 2008
"Pas encore mon histoire", 2008 Crédits : Courtesy Vincent Olinet et la galerie Laurent Godin

La question du goût, du bon goût et du mauvais goût m'a tout de suite inspiré, ainsi que la question du baroque et  donc du baroque nantais, avec cet excès dans l'architecture, cette surenchère d'éléments, et aussi cette recherche très organique, très florale de la construction, comme si ce qui était fabriqué par la main de l'homme redevenait naturel. C'est dans cette énergie-là que j'ai complété le temple du goût. L'idée c'est de jouer avec la transgression, l'envie d'en faire un maximum, et se dire que finalement, il y a peu ou pas de limites : seuls les matériaux qu'on utilise et notre patience peuvent fixer la limite. Mon but est de poursuivre l'énergie de ce baroque, de le compléter jusqu'à ce qu'il craque presque et arrive à cet état de tension dans les oeuvres présentées. Vincent Olinet

Mechanics of the absent revolution, 2017
Mechanics of the absent revolution, 2017 Crédits : Martine Feipel &Jean Bechameil / Casino

On a fait Les Brutalistes pour cet endroit spécialement. Pour nous, c'était l'idée de placer une sculpture, de faire une oeuvre qui participe du quotidien et, que les habitants peuvent s'approprier.  L'idée c'était de créer une plateforme qui permette de se rassembler autour d'une célébration ouverte à tous.  Martine Keipel

Pour Automatic revolution on est un peu parti de visites d'usines durant lesquelles on s'est rendu compte qu'elles étaient complètement automatisées. Ca nous a plongé dans une interrogation sur cette automatisation de l'industrie et sur la façon dont cette technologie influence notre rapport à l'espace, au travail et à la société. Donc on a voulu s'emparer de cette technologie pour créer un ballet automatisé. Martine Feipel

On a choisi de montrer tout le système, parce qu'on a délibérément choisi d'apprendre de langage de la robotique moderne, de s'en emparer et d'en faire quelque chose de ludique. On a choisi de montrer cette table, comme une petite ville, avec toutes ses connexions et tous ses systèmes extrêmement compliqués, plutôt que de cacher le système, comme c'est le cas dans la plupart des systèmes industriels. Jean Bechamiel

Archives

Jean-Louis Barrault, émission "Le masque et la plume", France Inter, 1972

Jean-Claude Binoche, émission "Nuits magnétiques", France Culture, 1981

Le Corbusier, RTF, 1962 

Extraits

33 tours de Stéphane Thidet, Tant que les îles, produit par la Maréchalerie à Versailles et distribué par les Presses du Réel.  

La nuit sans lune, diffusé dans l’exposition Automatic Revolution de Martine Feipel et Jean Bechameil

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