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Julie Deliquet

Julie Deliquet, d’une scène à l’autre

28 min
À retrouver dans l'émission

Connue pour son adaptation de "Fanny et Alexandre" à la Comédie Française et de "Un conte de Noël" au Théâtre de l'Odéon, la metteure en scène Julie Deliquet a été nommée en mars dernier à la tête du Théâtre Gérard Philipe, Centre Dramatique National de Saint-Denis.

Julie Deliquet
Julie Deliquet Crédits : Samuel Kirszenbaum

Julie Deliquet a été nommée le 2 mars dernier, par le ministre de la Culture Franck Riester, à la direction du Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis. Elle succède à Jean Bellorini, qui a passé sept ans à la direction du TGP. Le théâtre a rouvert ses portes aux équipes et aux artistes, bien qu'aucun spectacle ne soit prévu avant la rentrée de septembre et le début de la saison 2020-2021. 

Symboliquement, je voulais qu'on reprenne le chemin du théâtre, que les artistes puissent reprendre le chemin des répétitions. (...) On a décidé pour la réouverture du théâtre au public de se consacrer aux familles, aux enfants, aux adolescents, en offrant au mois de juillet des ateliers gratuits un peu partout dans les salles.     
(Julie Deliquet)

Elle a réalisé un court-métrage, Violetta, avec la 3e scène de l’Opéra national de Paris, qui fait parti du film collectif Celles qui chantent. Il sortira le 8 juillet avec les trois autres courts-métrages qui composent le film, à savoir : A night at the opéra de Sergei Loznitsa, Les Divas du Taguerabt de Karim Moussaoui et Hidden de Jafar Panahi.
Dans Violetta, elle met en parallèle l'univers de l'opéra avec celui de l'hôpital et offre un regard croisé sur la maladie, celle d'une femme atteinte d'un cancer, et celle de l'héroïne de la traviata

J'ai été frappée de voir à quel point l'Opéra Bastille et ses couloirs labyrinthiques me faisaient penser à des couloirs d'hôpitaux.     
(Julie Deliquet)

Julie Deliquet voit dans cette crise le risque d'une fragilisation du théâtre sur plusieurs années. Mais ce que nous traversons est aussi pour elle une manière de rappeler, en creux, le rôle primordial du théâtre dans notre relation au monde. 

Ce qu'on a du mal à mesurer, c'est à quel point cela va impacter notre modèle de production et déplacer la fragilité dans laquelle on est, qui va courir sur les saisons à venir. (...) J'espère aussi que chaque artiste pourra rester dans cette possibilité de choix du théâtre qu'il a envie de défendre, et qu'on ne rentre pas dans une autre ère, plus radicale, qui en viendrait à fermer les propositions du fait qu'on n'ait plus les moyens d'assurer des choses qui sortent du cadre.     
(Julie Deliquet)

Je ne suis pas inquiète quant à l'élan de création qui va suivre, notre travail est de représenter le monde. (...) On s'adresse au monde, c'est notre travail, et chaque artiste le fait à sa façon. Chaque artiste a vécu le confinement comme étant un élan créatif ou non. (...) On a aussi une place à reprendre, notre art est l'art du direct et fait qu'on est complètement en prise avec notre temps et avec le monde.    
(Julie Deliquet)

Extraits sonores: 

  • Extrait d'un reportage RMC, avec le metteur en scène Alain Timar et la maire d’Avignon Cécile Helle (15/04/2020)
  • Entretien avec Ariane Mnouchkine, 17 juin 2020 pour l’institut français de Tunisie
  • Morceau "Broken sleep" de la pianiste danoise Agnes Obel, tiré de son dernier album, Myopia, sorti le 21 février 2020 sur le label Deutsche Grammophon.
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